Au jour le jour 529

Dans les extases fécondes et réciproques qui vont de l’homme que je suis, à la femme qui consent à mes baisers, il y a le sourire universel d’une nature qui n’a été envenimée par aucun néant.


Je m’imagine parfois que mes racines ont recueilli tant d’humidité, tant de putridité, que je ne pourrais plus rester debout, et qu’aucun fruit ne naîtra plus de mes pensées fussent elles fécondes, c’est là que je deviens insignifiant.


Il faut penser l’amour respectueusement comme lorsqu’on rentre dans une église pour y rencontrer Dieu, dans la nef, la flamme étourdie d’un cierge, là où nul ne pose son regard, si ce ne sont les vieillards avec leur humble prunelle.


Le monde ne peut se passer de l’oubli, s’il s’en passait nous crèverions tous des douleurs qu’il a mis dans les prodigieuses musiques.


Dans chacun de mes atomes, dans chacune de mes cellules, s’endort le chaos, il y stagne, de sorte que je vais toujours vers l’homme avec mon rire jaune, et un sourire biaisé.


Écoute Dieu quand il traverse ta solitude et ta tristesse, il veut t’apprendre à ne pas le chercher dans ces instants où tu meurs dans le moderne héroïsme des suicides à l’extérieur.


Siècle de vulgarité phénoménale, et que nous soutenons en étant des prototypes, des métaphores éteintes, une ombre profilée de la mort qui ne donne plus même d’inspiration.

Quel est l'homme qui osera se  lever parmi ses pairs,avec ses bras solides, comment dira-t-il sans cruauté, que dévoré par son ego il n’a trouvé comme remède que de se balancer d'un pont,ou de se foutre un pétard sur la tempe, dites-moi où est l'homme, ce fils infini qui a la lame et la fièvre du père dans le plus petit de ses gènes et qui debout, forcément debout ,affrontera la plus incivile des images, se définira comme un fanfaron, dira qu’il a trop assisté et trop persisté dans la vie, et tout en se rengorgeant  de honte et de sueur portera à ses lèvres la coupe brûlante que des marchands ont préparée ?

Ce n'est pas ici qu'il instituera des valeurs, qu'il s'éclatera en quelques sentiments, en vérité, qu’il se montrera en haute attitude, comme un homme multiplié par ses inclinations étranges à lui-même tout autant qu'il l’est aux autres, et qui voudrait que son sang ruisselle un jour sans qu'il ait eu à appuyer sur la gâchette.

Étends là ta chemise  automnale  au crépitement du feu et de la flamme dans ta tanière où elle se retirait aux roulements des pierres à la force souterraine, des essaims de prières et des fatigues hautaines,  ici sont encore  engagés des nageurs retrouvant dans leurs veines le  fond plat de la mer, avant qu'ils s’en aillent creuser dans leur  enfer le revers des médailles comme on entre en géhenne.

À la beauté caduque, déchirée ,fatiguée, grâce lui soit  rendue sur le canapé à la lumière bleue qui tape sur le système, et qui fait dans un cadre de bois des émois où savent rouler les oracles et les nomades sans labeur,  avec des torses  de mariniers, moi  je ne veux plus rien savoir des têtes arrêtées sur le tapotage de mon âme qui est  est la part des singes ,de ma porte j'ai arraché les gonds d'argent ,ma bouche et mes chiens sont aveugles dans la longueur de la solitude où je suis  assujetti, les lettres de deuil, ma pensée sont  nées de l'alarme savante qui favorise l'objet à sortir des malles et cela sans celle qui les rapporte à la bouche, je la supprimerai sous la neige, sur l'amiante, celle qui annonce la mort  est dans la conception de certitudes sans faute je le sais ,je veux pas m'abstenir de cette idée, l'existence et un antre impropre et il laisse  des traces.

À cet autre visage qui n'est plus de  moi-même ,je lis le miroir multiplié comme une fantaisie de moloch sans avantage ,sont  présents en licence de sang-froid les faux semblants,pour le sept nouvelles approches, il y a au-dedans une vaste mappemonde avec ses boîtes qui sèment  des rondes, ces oiseaux oriflammes d'un  ciel empanaché de petit animaux qui ont des peines d'accouchées ,il y a je le dis, et j'en sais davantage des pères  qui déroulent des bornes et qui sont sans âge ,des pierres de châteaux, des palais, des églises et du sable marin que soulève la brise,il y a des insectes secrets ténus ,sonores qui marchent sur la tête pour faire  tomber de l'ordre, des étoiles au milieu du ventre de la mer qui déchire sa robe pour semer sa lumière ,il y a le carillon enrichi au terroir où l'herbe s'effiloche à la fragilité de la conscience humaine, du  danger , des  groupes  qui rêvent de crocs puissants ,et l'étoile  du témoin, la lampe du dormeur.

Et tant l'alliance fut offerte à celle qui avec ses yeux de corneille et sa peau chitineuse, qu 'elle ne sut savoir de par par là ou je venais avec mon ardente éthique, faisant dos plat et profil bas,son étude me poussa à m'inoculer à l'épaule gauche l'objet de nombreuses langues anciennes comme la mort avec ses cordes bistre,, vois je te regarde impardonnable, mais je t'écris, je suis de cet orient fleuri ,d'une taille qui donne de l'air, donne de la flamme, rien ne me vient plus de toi en essence dans la ténébreuse vibration de cette chère nocturne que tu fut et qui me dit tant de vacheries.

Les aubes aboutiront à des détroit de parme et la paille imparfaite sera sévère au cœur entier et sale, j'observerai tes yeux la lueur diffuse, je liquiderai tes grandes phases adultère , mon corps sera celui des aveugles qui respirent la sensation de la vie avec une droiture extrême, mais tu ne pourras rien découvrir, c'est saisissant, et l'édulcoration de cette chair dans laquelle tu vis, ne sera pas ta faveur, celle de l'esprit même, je tendais à la sensation de moi même, je m'ennuie, et si je n'ai plus pas la dextérité, la parité de toutes les choses ,c'est que je n'ai pas été un élu exemplaire comme autant de blasphèmes courants.

Vint l'appel de l' improbable amour avec son pas le léger ,avec ses présents permis, l'humilité se méfie de la table des hôtes, de la nonchalance dense avec ses poisons raidis, à droite est l'éternelle senteur du cidre, là où se pense et se penche l'hallucinogène pierre à feu, que ne je me suis allé entre la bague et le cercle étroit de la périphérie, le fictif des orgueils testamentaires, vois comme il est difficile de partir ainsi lorsque pratique la vie par la voix basse, au ras du sol, de ses tremblements, le repos en fait s'éloigne de mes attentes, et tu ne sauras le retenir, prends garde que ne je pense à toi plus mal encore.