Au jour le jour - 13

A l'initiative des porteurs de sens dont les boyaux sont articulés comme des engrenages rentrent dans la pénombre des apprentis qui n’admettent pas leur surpoids, c'est à l'école de la souffrance qu'ils apprirent à se souvenir, et si le rideau tombe, stalactite de soufre  contenu ,l’échange de situations va aux conforts  d'enfants qui se reposent du savoir sitôt qu'ils ont perdu de leur fatigue ,ils reviennent alors au milieu du monde avec  une extension de formes et de forces qui ne les écorche pas, c'est une nouvelle chair de netteté dentelée comme un dahlia noir qui leur vient, et ils passent alors d'une époque sans connaissance à cette autre plus calme sans que quelque chose ne coagule ni ne se cale.

Dans mes cauchemars je suis un porc décapité ,sans résistance ,et d’un  long vocable pour n'avoir pas franchi les frontières accompagné d’un boucher, quoi que je sois acéphale, je bouge, je godille, je tonitrue ,et les pics  de mes cris exagèrent mes sentiments, le degré de bêtise qui tremble de me savoir infiniment bas, ma souffrance toute en glissement ,n'est pas un jet,  c’est la peine  que j’ai à me dégager de ce cercle poudré des hommes, que la colère a mis dans l'immensité d'un monde et d'un meurtre à la démesure du mien, je veux me dissoudre dans la rumeur,  disloqué entre mon corps et mon âme, toutes les allées du malheur se sont portées contre moi, je bouge à  des centimètres de rien du tout. et j'ai des incendies en bouche.

Dans les salles orangées ,perdues , avec  nos tristesses travaillées lors des médiocre soupers, auxquels les connaissances  restent  indifférentes à ce qui les empêchent  d’accepter leur malheur ,bien qu'il ait  survécu comme des idées avec sa voix  de vieille, que l'altitude a rendu moins intelligente que les soldats sous un drapeau, nous allons avec  tous les signes de bienvenue , ce sont des inventions d'un facteur qui a une minute pour déposer son courrier sous le paillasson ,ici au foyer du train –train, du pourcentage, de la fixité,  cette parenthèse  aussi si ancienne qu'un sentier par lesquels sont passés les mêmes pourceaux et mêmes fagots ,nous avons des radotages, ceux qui vont des pères sur leurs  fis

C'est en dilettante  que je me suis approché de l'homme, c’est en fulminant  que je n'en  éloignerai.
Serré comme un employé qui présente ses excuses à un sous chef sans référence que la naphtaline rend vaporeux, me voici dans un escalier qui mène aux prières communes où des filles légères vont et viennent entre des présences et des invitations, j'ai quinze ans, et quatorze de trop, ma  raison est de celles qui s'agitent telles  des voiles avec ses copies ,ses replis, sous les houles viagères bien avancées à qui servent à nos représentations dans la forme même de ce cœur qui s'appelle aliénation. Je mets à profit le jour, les accents de mélancolie, qui m'ont laissé  désassemblé dans de la nausée, je vais prier, vomir, venir dans la loge et  en frapper le locataire.


C'est à la terre avec ses petites représentations que je tente d'échapper ,quoi que je fréquente avec correction les lieux où l'on questionne ,où les heures  sont des avis  et servent  à déserter le quotidien, ce désert avec  des témoins je m'y arrête ,viennent ensuite la désaffection ,l'idée d'une ancienne querelle,  avec  ses tripes qui ne me reconnaissent plus, la vertu  est un bobard de ce présent, un  verdict  qui prête à rire ou la stabilité ,les prestations prennent leurs airs de dossiers nostalgiques , ceux de  de répandre ma connerie ,mon commerce imbécile, comme un légataire entré dans la police dans sa quarantaine, et décidé à y figurer, qu'il dirait  que sur certaines mains courantes il a  fixé ses faillites..