Au jour le jour 486

Pourquoi diantre secréterais je de l’existence, tout ce qui survit en moi en appelle à la chimie des écœurements ?

La lucidité m’a rendu précis, non loquace, c’est parce que cette faveur m’est donnée que je fais autant dans le prosaïsme que dans ses contraires.

La science par trop aboulique a oublié l’homme au profit du mépris de celui-ci.

Me convient ce qui ne triomphe pas, tout ce qui s’établit dans la certitude et ses hiérarchies n’a pas mes réflexions.

Toutes mes douleurs outre qu'elles traduisent quelque mollesse de mes intimes biologies, procèdent aussi du mal d'avoir mal été.

Ce sont nos fatigues, toutes nos fatigues qui nous font entrer dans la mélancolie et nous nourrissent jusqu’à la défection.

L’ennui a été une de mes résolutions, il ne m’a fourvoyé que lorsque je m’en suis délecté sans m’allonger, ni réfléchir.

Ma chair me mène parfois dans quelque extase que mon esprit tourne en virtualité isolée.

Entre la farce et le prodige, une altération de l’esprit et rien d’autre.

Rien ne me pousse plus à bout que cette position entre le vide terrestre et le vide céleste.

La philosophie a eu mes égards, de cette indiscrétion me sont venues quelques suffocations et quelques prières.

Fanfaron que la tragédie d’être pousse parfois jusqu’aux sanglots, il me faudrait exagérer tous mes crimes pour durer, mais je me ravise aussitôt rien qu’en y pensant.

Il faudrait chaque jour abuser de tout et n’en pas garder le souvenir.

Ma nature est dans la souffrance, elle seule ne me fatigue pas par ses systèmes et par ses bavardages.

Doute en degrés, je cherche dans la biologie un remède attestant de la suprématie de la fiole et du poison pour parer au raffinement, à l’excellence d’un doute d’introspectif.

Un à peu près par étapes, voilà ce qu’il me faut afin que j’aboutisse dans l’idéal du superlatif.

Tout regard en profondeur sur la littérature la dessert, restons dans cette inanité de la surface que la lettre ne réduit pourtant pas au sens.

La fatigue est mon seul département non immergé, lorsque ayant tout perdu me reste l’idée de la noyade, pour me divertir de ce Noé que je n’ai pas été.

Né pour m’entrevoir, pour m’entrouvrir, je me suis corrompu jusqu’à cette infecte séduction qui m’a promu dans les onomatopées.
Chiens inertes, pourquoi les crocs de l’homme sont ils si bien ordonnés, si ce n’est pour rogner sa propre chair?

Chacun se voit en majuscule.

C’est le corps qui offre ses facéties au langage, le langage en échange lui offre la douleur et ses éparpillements.

Toutes mes orientations tendent vers la mort, je tourne le dos à la vie en ne générant que des apparences.

Je rêve parfois d’un monde sans mots où nous nous accrocherions à la solidité des cris et des pleurs mêlés.

Le vrai seul est maniable, le faux quant à lui s’inscrit dans la liturgie des fictions qui nous font accéder à de la superficialité.

Passer ses journées à écrire des épitaphes, et ne pas vouloir finir dans une tombe.

Rongé par le mot, par ses vacillements, par les cauchemars qu’il engendre, et dont nous ne revenons pas, voilà l’homme, presque lucide qui cherche une réplique à cet univers qui se corrige sans lui.

L’ennui lorsqu’il n’est pas intérieur, est un ennui auquel nous survivons pour mieux durer.

Exaspéré par des misères sans envergure, j’ai le sentiment d’être un animal dégénéré, singe en démonstration, que l’équilibre ne rend pas plus énigmatique qu’un homme qui marche et avance. .

J'écris par défi,par défi de quoi,je l'ignore,mais ça me fait grand bien de défier et le mot et la littérature,tous deux alités bien avant l'heure à laquelle je veux les saisir,et les extirpant de leur sommeil je n'obtiens d'eux aucune considération,c'est alors que je rentre en moi,en leur prêtant du chauvinisme et des pellicules .

Le définitif n'est pas inhérent à la soif d'exister.

Comment disposer de la parole autrement qu'avec les mots et les mains,la colère ou le blâme.

C’est le corps qui offre ses facéties au langage, le langage en échange lui offre la douleur et ses éparpillements.

Toutes mes orientations tendent vers la mort, je tourne le dos à la vie en ne générant que des apparences.

Je rêve parfois d’un monde sans mots où nous nous accrocherions à la solidité des cris et des pleurs mêlés.

Le vrai seul est maniable, le faux quant à lui s’inscrit dans la liturgie des fictions qui nous font accéder à de la superficialité.

Passer ses journées à écrire des épitaphes, et ne pas vouloir finir dans une tombe.

Rongé par le mot, par ses vacillements, par les cauchemars qu’il engendre, et dont nous ne revenons pas, voilà l’homme, presque lucide qui cherche une réplique à cet univers qui se corrige sans lui.

L’ennui lorsqu’il n’est pas intérieur, est un ennui auquel nous survivons pour mieux durer.

Exaspéré par des misères sans envergure, j’ai le sentiment d’être un animal dégénéré, singe en démonstration, que l’équilibre ne rend pas plus énigmatique qu’un homme qui marche et avance. .

J'écris par défi,par défi de quoi,je l'ignore,mais ça me fait grand bien de défier et le mot et la littérature,tous deux alités bien avant l'heure à laquelle je veux les saisir,et les extirpant de leur sommeil je n'obtiens d'eux aucune considération,c'est alors que je rentre en moi,en leur prêtant du chauvinisme et des pellicules .

Le définitif n'est pas inhérent à la soif d'exister.

Comment disposer de la parole autrement qu'avec les mots et les mains,la colère ou le blâme.

Dans mes toutes premières croyances, je regrette qu'un Judas s'y soit associé ,m'éloignant de l'apostolat ,de la prière,et de ce dieu présent à tous les étages comme à tous les étiages..

Cliniquement disséqué discrédité dans ma chair par tous ces fouisseurs d'intestins,de grêle, de colon,ces videurs d'écume et de rage,que ne suis je resté endormi pour n'avoir pas à veiller sur des moribonds qui le sont autant que moi .
Amitié,globe transparent de nos aveuglements.

Combien j'éxècre tous ce veinards qui en oublient jusqu'à leur sang ,leur sang froid,leur squelette et se vautrent sur les canapés ces psychanalystes,enfouisseurs de mensonge et de neurasthénie.

Je crains qu'en toute chose,un dieu informe,donc sans apparence,ni apparât,ne vienne troubler nos consciences que pur nous rigidifier bien avant l'heure.

J'ai le dégoût de toutes ces apparences que l"amour ne peut dégrader tant il s'immisce jusque dans nos plus sombres profondeurs pour y placer l'idée d'un être parvenu jusqu'à nous pour s'y épuiser dans nos infatuations.

Ce que révèle l'existence est de l'ordre d'une formalité,falloir et devoir,le reste je l'enmène jusqu'aux latrines,où dans l'immense dégoût des concrétions ,ne se sont abrégées que ces nuits où toute parole fût vaine ,ostentatoire,c'est là que je vomis sur les charmes éthérés parvenus jusqu'à moi en flots de paroles indicibles et vindicatives.

Aurais je déjà oublier que je suis entré dans l'existence en pestiféré et que j'en sortirai en ne vitupérant que contre moi,et moi seul?

Dans la pitié tout est commun,fade,abrutissant,les mots,les pâles prières,les propos entretenus comme des ponts entre les hommes de bonne volonté,et nous nous y adonnons malgré tout,jusqu'à la limite de nos propres intérêts .

Est irréparable tout ce que je n'ai rapporté qu'à moi,pour le porter,sans passer par la raison,à des périphéries qui ne sont que les issues de secours d'un double secondé et secondaire secoué par ses propres abjections.

Je m'accorde à penser que toute pensée n'est que la ruine anticipée de cette autre qui cherche à évoluer là où il n'y a plus de place ni d'espace .

Tout ce que j'ai cru considéré comme inaliénable ,s'est un jour déplacé en des ubacs,où aucune forme de vie fût elle larvaire, n'avait de place,sinon rien qu'en se transfigurant.

Toute forme de connaissance est illusoire dès lors que nous nous considérons comme appropriés à la connaître.

J'ai toujours cru que l'univers tout entier était dans la manche d'un dieu omnipotent et potentat à des heures,où l'homme s'acoquine avec la bête pour n'en resurgir qu'en adulte adultérin.

Lorsque nous nous engageons de façon indolente dans l'exercice de vivre que peut il advenir de nous si ce n'est qu'affliction et morcellement?

Ne m'étant adressé qu'à moi pendant des décennies,par pans et par bribes,je n'ai accédé au sentiment de l'amour que par accident et sans accessit .

Serai je toujours ce complaisant de nature ,qui n'a de naturel que sa lassitude à faire dans l'expérience des insinuations à domicile,sans sortir de sa ténèbre,de peur de rencontrer des êtres de demie mesure?

Je me consolide à mes périphéries.


J’écris par dégoût d’un dégoût plus grand encore, j’ai le sentiment d’être habité par une incompréhensible lassitude qui me représente comme un désabusé, un pleutre, qu’un Dieu sans expérience a lâché pour lui tourner aussitôt le dos.


Qui êtes-vous, je suis un incurieux qui rend curieux les autres.


Quand on écrit on tient du Diable et l’Ange, du Diable qui par la consonne se tend et se gâche en superstitions ; de l’Ange qui se désagrège dans les voyelles animées par quelques nostalgies.


Je crève d’une ruine qui ne sied qu’à moi et qui subsiste pour me faire durer.


Après moi, je me déloge.


Plus on opte pour l’affairement, moins on y réfléchit ; réfléchir suppose quelque horizontalité que refuse notre stature d’Antée, ce qui nous oblige à avancer ou à être perdu.


La profondeur correspond à la boue originelle, restons superflus, c’est en surface que la respiration est la plus aisée et qu’on est épargné par les intolérables psychologies.


Dieu me restera ludique, c’est une contagion irréfutable, n’a-t-il pas porté nos corps vers les hauts faits de toutes les représentations ?


J’aurais vécu entre le masque et la litote, entre l’euphémisme et le cliché, dans les encens et les nauséeuses inepties de l’inconnaissance de tout et de tous ; je n’aurais pas été.


On a beau dire, on a beau faire, on restera toujours un faussaire campé dans quelques méprises.


La plus oppressante des contagions reste le mot, une raison de plus de se taire et de ne pas subir le revers des maladies que la phrase rend plus furieuses encore.


L’essentiel réside dans toutes les dissemblances, le reste se diminue par les ultimatums que nous lui lançons.


Rien qui ne me déçoive plus que la réalité, j’opte pour l’inconfort de toutes les ruminations, toutes les disgrâces physiologiques et psychologiques, je me commets dans des inconforts de mon acabit.


Je rage contre mon temps, je compte y dépasser ce qu’il conserve comme conquête et qu’il consent à damner en humanité.
Attitré ; qu’on me donne une raison, une seule, de ne pas y voir la marque des tarés éruptifs.


La curiosité restera cette hypocrisie raisonnable que nos gestes n’ont pas rendu perceptible de peur de ne plus pouvoir s’en passer.


Chaque jour je diffère mon suicide, peut-être n’y a-t-il pas ailleurs d’enfer plus parfait que celui là ?


Tout mérite le rien et s’y démène.


Pense que celui que la chair rend victime et anime pour le sentir, a des idées celui qui à ses propres yeux sait qu’il se pense.


Tout ce qui est vital m’ennuie, je me console de cette infortune en le sachant.


J’ai de la rage en quantité dans cet intérieur où mes histoires ne sont pas justifiées, où ma vie côtoie du désarroi et de la débine.


Pour me tenir loin de tout et de tous, je me suis exercé à de la déveine, tiraillé entre les tragédies qu’elle impose et les dérogations qu’elle évite.


Aucun mot ne peut légitimer ses origines, le mot exclut les commentaires sur sa naissance, le mot fût avant nous, et mourra après nous.


C’est dans l’à peu près qu’on brode le mieux sur l’essentiel qui nous échoit.


C’est la folie de l’abstraction qui a miné le mot jusqu’au lieu commun.


Je n’ai pas souhaité être quelqu’un, d’où toutes mes démissions.