Au jour le jour 469

Pourquoi la matière, si féconde soit elle, nous oblige t-elle à la fouiller pour n’en extraire que des vulgarités, de la fiente, de la boue ?

Quand je saigne, je me dis que c’est de l’ordre d’une fortune que je ne sais pas gérer, et que je  dépense sans geindre, sans motif de me soustraire à ce que je veux à tout prix dilapider.

Si j’avais appris à bien gâcher ma vie, je l’aurais rendue supportable.

Les ténèbres de l’existence sont effrayantes et effroyables quand on ne les craint pas…

Je ne me satisfais pas de voir mon existence si petite et si grotesque, mais je n’ai pas d’appétit, et tout est justifié.

L’attente est la dimension d’un temps compté où l’on s’introduit pour être déchiré par l’espoir.

Mon âme est en subtile expansion de n’être pas.

Croire et accepter, c’est accumuler des silences pour les porter dans la vie des autres,  qui sont encore sous le joug d’un repos dans lequel ne s’immisce que de l’inconsistance, celle de n’être voué à rien.

Quand on a falsifié jusqu’à sa tristesse, nous nous privons d’une peur qui pourrait nourrir notre naturel d’une étonnante façon de confession.

L’amour entre par le seuil et fuit par les issues, que l’on aurait dû condamner, sitôt que le silence aurait eu comme valeur de ne pouvoir se dissoudre dans nos pauvres désirs.

A l’aune de ma quarantaine je m’interroge sur ce que j’aurais été, si j’avais été.

La maladie en appelle à des plaintes qui nous transfigurent, et donnent à notre corps l’ivresse de vouloir endurer.

L’instinct supporte tout ce que notre cerveau a de purulent, s’en enchantant presque, comme si sa prédominance n’avait rien d’ironique et de superficiel.

Donnez moi une couronne qui ne soit pas faite d’épines mais du résineux le plus gluant.

La maladie en appelle à des plaintes qui nous transfigurent, et donnent à notre corps l’ivresse de vouloir endurer.

L’instinct supporte tout ce que notre cerveau a de purulent, s’en enchantant presque, comme si sa prédominance n’avait rien d’ironique et de superficiel.

Donnez moi une couronne qui ne soit pas faite d’épines mais du résineux le plus gluant.

Être, c’est toujours être confondu, dans quoi je l’ignore, et c’est bien assez de ne pas le  comprendre.

Les sacrifices, aussi profonds soient ils, sont de l’ordre d’une maladie, cet idéal vers lequel nous tendons parce que nous n’avons rien à donner, rien pour nous rendre compréhensible.

Pourquoi la matière, si féconde soit elle, nous oblige t-elle à la fouiller pour n’en extraire que des vulgarités, de la fiente, de la boue ?

Quand je saigne, je me dis que c’est de l’ordre d’une fortune que je ne sais pas gérer, et que je  dépense sans geindre, sans motif de me soustraire à ce que je veux à tout prix dilapider.

Si j’avais appris à bien gâcher ma vie, je l’aurais rendue supportable.

Les ténèbres de l’existence sont effrayantes et effroyables quand on ne les craint pas…

Je ne me satisfais pas de voir mon existence si petite et si grotesque, mais je n’ai pas d’appétit, et tout est justifié.

L’attente est la dimension d’un temps compté où l’on s’introduit pour être déchiré par l’espoir.

Mon âme est en subtile expansion de n’être pas.

Croire et accepter, c’est accumuler des silences pour les porter dans la vie des autres,  qui sont encore sous le joug d’un repos dans lequel ne s’immisce que de l’inconsistance, celle de n’être voué à rien.

Quand on a falsifié jusqu’à sa tristesse, nous nous privons d’une peur qui pourrait nourrir notre naturel d’une étonnante façon de confession.

L’amour entre par le seuil et fuit par les issues, que l’on aurait dû condamner, sitôt que le silence aurait eu comme valeur de ne pouvoir se dissoudre dans nos pauvres désirs.

A l’aune de ma quarantaine je m’interroge sur ce que j’aurais été, si j’avais été.

La maladie en appelle à des plaintes qui nous transfigurent, et donnent à notre corps l’ivresse de vouloir endurer.

L’instinct supporte tout ce que notre cerveau a de purulent, s’en enchantant presque, comme si sa prédominance n’avait rien d’ironique et de superficiel.

Donnez moi une couronne qui ne soit pas faite d’épines mais du résineux le plus gluant.

Être, c’est toujours être confondu, dans quoi je l’ignore, et c’est bien assez de ne pas le  comprendre

Les sacrifices, aussi profonds soient ils, sont de l’ordre d’une maladie, cet idéal vers lequel nous tendons parce que nous n’avons rien à donner, rien pour nous rendre compréhensible.

Les fausses notes de tous mes sentiments réveillent en moi des révélations que je n’ai su contenir tant elles avaient le poids de mes contrefaçons.

Depuis que j’ai le goût de penser, je pense mal, c’est autant pour me convaincre que je ne veux plus avancer, ni même reculer sans y avoir réfléchi dans cette pauvreté que je donne aux sens, à tous les sens.

Les jours tourbillonnent en moi comme des dépressions où chaque objet a la charme indélicat d’une qui s’est vautrée dans l’ivresse d’une tragique excellence.

Comment vivre le bien être sans superficialité, dans la connaissance ou dans la lucidité, je l’ignore, le mieux eut été de faire dans l’ironie propre à toutes la analyses qu’on fait ans les latrines des hôpitaux ?

N’oublions jamais que nous sommes voués au néant, l’existence en a déjà la teneur et les couleurs.

Croire et accepter, c’est accumuler des silences pour les porter dans la vie des autres,  qui sont encore sous le joug d’un repos dans lequel ne s’immisce que de l’inconsistance, celle de n’être voué à rien.

Quand on a falsifié jusqu’à sa tristesse, nous nous privons d’une peur qui pourrait nourrir notre naturel d’une étonnante façon de confession.

L’amour entre par le seuil et fuit par les issues, que l’on aurait dû condamner, sitôt que le silence aurait eu comme valeur de ne pouvoir se dissoudre dans nos pauvres désirs.

A l’aune de ma quarantaine je m’interroge sur ce que j’aurais été, si j’avais été.

Exilé par nos propres familles et toutes leurs parentés, devenus ignobles sans les avoir offensés, nous voilà dans une conscience accablée par le poids des fautes qu'elles ont commises, et qui nous sont si extérieures, si étrangères.

Que peuvent nous apprendre les hommes qui ne soit ni brutal, ni artificiel, sinon que toutes leurs vulgarités nous rappellent à nos humiliations?

J’ai besoin d’appartenir à un temps frappé, happé par la sainteté, et si cela m’arrivait, j’irais me répandre en prières parmi les moribonds.

La tristesse, il faut s’y préparer comme à une communion, après, il nous faut clamer haut les signes extérieurs de sa richesse.

M’étant préparé à tous les préjugés, je suis resté dans leurs profondeurs comme un forcené du faux sens, un imbécile atmosphérique, qui respire mal, qui ahane, qui ne rit plus.

Dans le grenier de l’histoire qui est aussi le nôtre, il y a des troupeaux de bêtes en cercle et qui vont à l’abattoir, sans meugler, sans cris, en silence…

L’amour est une faillite de la liberté, la limite extrême de notre véritable nature néolithique, le reste va aux dépotoirs ou aux latrines

A chaque fois que j’ai cru que Dieu s’ombrageait de mes propos à son encontre, j’ai fait le dessin d’un être entré dans le monde et qui aurait fait son autoportrait.

Être nécessite qu’on se diminue, un point c’est tout.


Malades de ces heures vacillantes où les échos de nos enfances sourdent comme des bourdons, nous aimerions jeter notre regard par dessus le ciel et y noyer nos tristesses sans nom.

Plus la réalité est limpide, plus elle a quelque chose que nous croyons pouvoir saisir, ceci nous rend trivial, irrespectueux et sot.

Je refuse ma conscience lorsqu'elle n'est pas immédiate, et lorsqu'elle l'est , je m'en débine.

La pire des offenses que l'on pourrait me faire, c'est de me dire que je me suis rapproché de l'homme, pour y voir mon double approprié.

Vu la longueur des procédures ,des grés du temps et de ses excès, je comprends pourquoi j'ai aimé vieillir; pour connaître comment on oublie sa jeunesse en y glissant tel un ver dans ses putrides muqueuses.

A nos limites, des ombres fugitives qui témoignent que nous n'avons rien pu escalader si ce n'est un talus boueux, un Hymalaya de petites et vaines souffrances.

Sauter dans le vide comme dans une disparition, et voir les heures qui vacillent dans les afflux d'un sang devenu noir.
Nous oublions trop vite que la vie est tirée d'un néant que seul Dieu a pu endurer, a pu contenir.

L'âme est-elle le miroir de toutes nos larmes, fussent-elles amères, où celui de ce temps où s'est élevée de la lumière, pour que nous puissions la contempler?

La nuit descend en moi comme une plainte , se plaque contre mes murs fissurés, s'y cramponne pour monter jusqu'au faîte et disjoindre toutes les pierres de l'édifice que je suis, et toutes mes fondations s'écroulent dans la plus vaste des obscurités.

Aux affres de la parole, je confronte ceux de rêver éveillé, tout ce qui est de l’ordre du dérèglement, d’une occlusion, puis je m’endors pour ne pas mener à terme mes idées d’homme en marche.

Incompatible avec l’homme, je ne justifie cette occurrence qu’en me révélant triste et amer, mais ma tristesse et mon amertume ne sont elles pas celle d’un homme qui est pourri de détachement ?


De tout ce que j’ai saisi je n’ai retenu que le côté glandulaire,c'est-à-dire l’humeur,je n’ai pas accédé à la justesse des idées voulant m’en débarrasser pour n’être pas,mais mon cerveau a des secousses,et me voilà parcouru d’euphémismes..

Mes rivaux sont dans le « Néanmoins »

Entre nonchalance et dilettantisme, mon corps a survécu, pourtant épuisé par mon manque de passion je cherche aujourd’hui à m’éprouver dans autre chose que de l’équilibre.

Toute douleur doit tenir d’un réel bousillage, sinon à quoi bon se rafistoler sans cesse, et aller à nouveau dans des réussites superflues de la nature d’un dieu ou d’un maître ?

Les évidences devraient se situer au début et non à la fin !

L’exemple se passe de tous les mariages et ménages.

Que peuvent nous apprendre les hommes qui ne soit ni brutal, ni artificiel, sinon que toutes leurs vulgarités nous rappellent à nos humiliations?

J’ai besoin d’appartenir à un temps frappé, happé par la sainteté, et si cela m’arrivait, j’irais me répandre en prières parmi les moribonds.

La tristesse, il faut s’y préparer comme à une communion, après, il nous faut clamer haut les signes extérieurs de sa richesse.

M’étant préparé à tous les préjugés, je suis resté dans leurs profondeurs comme un forcené du faux sens, un imbécile atmosphérique, qui respire mal, qui ahane, qui ne rit plus.

Dans le grenier de l’histoire qui est aussi le nôtre, il y a des troupeaux de bêtes en cercle et qui vont à l’abattoir, sans meugler, sans cris, en silence…

L’amour est une faillite de la liberté, la limite extrême de notre véritable nature néolithique, le reste va aux dépotoirs ou aux latrines.

A chaque fois que j’ai cru que Dieu s’ombrageait de mes propos à son encontre, j’ai fait le dessin d’un être entré dans le monde et qui aurait fait son autoportrait.

Être nécessite qu’on se diminue, un point c’est tout.

Le minimum ne me sied pas, je ne me commets qu’avec du superlatif, c’est ainsi que j’exerce ma vie, c’est ainsi que j’en sortirai.

On ne devrait vivre qu’avec et par le mensonge, ainsi nous nous rangerions du scrupule, cette gangrène qui fait son marché avec nos convictions.

Combien j’aime me savoir en vie pour m’en désespérer efficacement, rien qu’en y songeant !

Il n’est pas question que je fasse quelque éloge, d’ailleurs n’ai-je jamais admiré ?

Né trop tard, je n’aurais était qu’un sous bénéficiaire, qu’un petit méritant peu prolixe, qu’un type qui exagère tout avec ses relents d’ignorance.

Rire, quel privilège, j’aimerais tant ne pas m’en indigner, mais voilà je ris seul, et je n’ai pas le visage de Triboulet.

Toujours me laisse un arrière goût de sanie en bouche, comme si cette éternité passait par la chienlit avec ses emblées et ses emblèmes.

L’essentiel tient en quelques mots, tout est de trop.

Mon désir est de me soutenir, c’est à dire de ne pas sombrer en moi, ou sous moi
.
Tout ce qui tient de la collection suscite en moi quelque nausée, que je m’empresse aussitôt de collectionner.

Qualifier la vie, autant dire donner quelque opinion nauséeuse.

Quoique j’émette, quoique je sorte de moi, m’apparaît aussitôt comme autopsiable, c'est-à-dire sanieux.

Plus je vieillis, plus je veille, moins je ferme les yeux sur toutes mes putréfactions.

Dans mes nuits blanches, je suis cet ennuyé épileptique, qui plonge dans un semblant d’être entré dans le brouillard pour y agrémenter sa vie par d’ignobles suggestions.

Le sommeil est un ersatz de la mort, le succédané d’un temps éruptif qui a pris les formes d’une éternité de transfusion.

Tous ces systèmes aussi impertinents que logiques, que peuvent-ils redresser qui n’ait eu à se pencher sur la face d’un monde monstrueux affecté par les systèmes ?

Le sentiment est matière, feuilleté des derniers instants d’un monde en dissolution, agité comme un mouchoir pour parer les édifices du mourir.

Dans l’acharnement de vivre, il y a tant d’hostilité contre moi-même que je ne sais plus me languir proprement.

Dans l’hostilité que j’ai dirigé contre moi-même, il y a tant d’acharnement que je ne sais plus m’alanguir improprement.

Mon existence tient de la météologie, du néolithisme et du masochisme, liés à la déliquescence de toutes mes sécheresses.

Une excessive misère pour un suicide relatif, et dire que je n’en suis pas dupe, et dire qu’ils sont mes impuissances examinées de près.

Incompatible avec la parole, incompatible avec tout ce qui s’y noue, autant passer de l’autre côté.

Au-delà du doute, la justification même de ce doute, mais rien n’est expliqué.

A ceux qui méprisent la parole vont mes assentiments, mais combien est conventionnelle cette façon, mais à qui la laisserai je en héritage ?

De tout ce que j’ai éprouvé, je retiens que je n’en ai pas percé le secret , et que je me suis endormi dans de l’incertitude.

Je me suis essoufflé dans les écritures et les peintures oiseuses, rien que de plus cruel que de se savoir vain, et qui peut conduire aux insoumissions, voire à de la religion.

Peut on croire en quelque chose d’essentiel et qui n’ait pas été souillé ?