Au jour le jour 448

Osez ,osez la particule dit l'éléphant, osez ,osez la particule dit le guépard au zèbre, osez ,osez la particule dit  la pintade au  poulet, bref la liste est longue, osez, osez la particule dit l'homme à l'homme, il osa, on lui coupa la tête.

Je ne suis jamais d'accord avec le monde, d'abord parce que le monde est souvent déraisonnable, et oh surprise il m'arrive de ne pas  l'être, sinon c'est dans ces moments-là où je suis d'accord avec lui.

On était heureux dans cette contrée jusqu'à ce que le roi y marche nu, puis vinrent les  plages, les cafés, les restaurants, de nombreux lieux où on se baladait à poil, et moi je m'en foutais pas, je trouvais ça juste laid.

Allons bon, c'est le début qui recommence, si c'est un bon début je veux bien, et si c'est un mauvais, que faire, ben, rien, attendre, que le début passe, qu'il prenne le tram, taxi, l'autobus, et qu'il aille voir ailleurs si j'y suis.

Finir immobile  loin du bruit du butin ,du boulin du Bas-Rhin, bref du bruit,  et puis attendre la voie de la sagesse qui m'étouffera ,me strangulera, ce sera selon que je sois   ouvert à l'une ou à l'autre de ces propositions.

De quoi se nourrit un biniou et que mange la cornemuse, je l'ignore, si vous le  savez sonnez la clochette et j’accourrai.

Et si on fouettait le cocher à la place du cheval, et si on bâtait l'homme à la place du cheval ,et si on ferrait le maréchal à la place du cheval, et si on s'enfourchait les uns  les autres à la place du cheval, quel beau monde ça ferait, mais je ne vois pas lequel.

C'est assez pour aujourd'hui que de casser des pipes, de conduire une Chevrolet, d'être en colère aussi léger qu'une canine qui appuiera une pointe de nénuphar,je veux  pouvoir faire dans la phosphorescence dit Paul, et il devint une luciole.

J'ignore tout de  la glose mais je sais qu'elle est importante, et  notamment dans les points de croix,de suspension, la fin d'un poème, sur les tentacules d'une pieuvre,des poissons et des beaux outils tranchants,  sur la langue sublime de mon ami avec l'argent de sa jardinerie ,de son langage,et puis viennent les leçons de la cornemuse, de la charbonnière, du corbillard, et ça c'est le point final.

J'écris « Bisous » au commencement, et « Baisers » à la fin, tu sais c'est déjà un peu une promesse que d'aller vers l'avenir, zieuter vers l'arche qui supportera l' entreprise de la musique des tiens,musique, vas y ,fouettes traverse le fleuve qui n'est pas dans tes sonorités, moi je t’aiderais, je suis un homme du passé qui ne t'a pas trahi, c'est pour cela que j'ai mangé à ta table.

La vérité elle se bouffe par les deux bouts,d'un côté l'espadrille, de l'autre un escarpin, au milieu des herbes à mastiquer lentement, c'est de là que viendront les mots pour dire ; cela tu le sais, alors pourquoi tu t'époumones à ne pas en commettre.

Ne vous  évertuez pas de singer un mandrill, Mandraque, la mandragore, des trois, deux n'existent pas, mais imaginez qu'ils soient, vous pencheriez pour  le macaque, le magicien,ou  la plante, moi vers les trois, cela  me regarde, je vous laisse seuls juger de ce qu'il  adviendrait si vous voulez prendre la parole dans la peau d'un qui ne  veut pas travailler, se tait, et qui est un quadrupède extrêmement intelligent.

Quand je groove, quand je groope, quand je croove quand je, quand je  stooppe, j'ai de la géniture plein les mains et  la bouche, ça vient par tous les recoins, c'est du  vieux et ça suinte, ça parle, ça charabise, ça démobilise,  ça mobilise, ça bémolise, et puis après on me me zoome dans mon art apprêté , ensuite je me lave entier de là où ça ne devrait pas aller.