Au jour le jour 409

Quand à l’heure d’exister

Chacun cherche sa voie

Et tous les doux mensonges

Venus en sa maison

Il faut bien qu’un vaisseau

Balayé par le vent

Avec son équipage

Avec sa cargaison

Ouvre ses larges baies

Où s’est tracée la vie

Plonge dans la ténèbre

Jusqu’à la chambre ouverte

Où tous les candélabres

Incurvés de lumière

Laissent filer les rêves

Construire à l’heure où vibrent

Les murs de la maison

Le chambranle ciselé

Des portes du grenier

Un univers géant

Avec ses aiguillons

Ses avenues baignées

D’une fraîcheur de printemps

Construire dans sa misère

Ce qui résistera

Aux vents, aux nuits, aux ombres

Lever sur cette paix

Un chemin, un passage

Une impensable vie

Avec ses légers pas

Ses manèges, ses toisons

Ses seuils grandis au jour

Pour un plus grand que moi

Construire et reconstruire

Avec d’autres syllabes

Tous les beaux mouvements.


Dans l’attente, ce travail aux expressions d’un visage envahi de honte, je tiens dans le poids d’une vie passée à deux sans en avoir dévidé le sens ; cette attente d’une main maladroite et souffrée ,elle est encore là aujourd’hui, et nulle autre manière d’interroger l’absente ne me vient, que de tailler des phrases, leurs parts de brouilleuse transparence.

Ici, au bord de ces sorties de routes et de vie, celles que j’ai longées les soirs où l’alcool m’avait amoindri ,me viennent encore ses regards, ses prodiges ,ses continuelles justesses et justices.Je n’ai pas prétendu autrement, que ceci, je suis un homme en modification, en cours de rattrapage, modulaire ; mes contradictions de trop de nombres, de trop de mots ne lui ont rien appris, si ce n’est ma prétention à grandir, mais que celle-ci n’est plus dans son espèce, n’est plus dans ses espaces.

Quand on ne sait durer

Dans sa chambre défaite

Il nous faut regarder

Par la fenêtre ouverte

Voir les arbres couchés

Par un vent de passage

Et les larmes couler

Au plus haut des parages

Il nous faut des douleurs

Ecarter les colères

Poser son front ridé

Sur le carreau humide

Sur ce tableau tenace

Tous nos restes d’enfance

Du ciel échevelé

Nos belles arrogances

Puis revenir intact

Vers l’obscur salon

Prendre le livre clos

De toutes nos saisons

Comme un faiseur d’orages

Dans l’été qui se tend

Blondi par des foyers

De pelures et d’ornières.

Les héroïsme avérés, maladies d'aveugles ,qu’ils fassent-vaciller les lentes inerties en une naïveté de penser, comme des chances devenues trop grandes, que je le veuille ou non je reste un combattant émoussé de guérir, le salut  est  dans l'idée de la noirceur, aussi déplacée ,elle nourrit de solides  cruautés dont il est d'ailleurs question dans des livres méconnus, que moi seul sait comprendre dans cette quête trop lourde qui  est à porter sur les quais, là où des hommes d’ intelligence étaient arrachés à l'affront, et dans les campagnes qui pleurent à rendre la ville pleutre, voilà que je m'installe, voilà que je me transforme, et toutes les tromperies des hommes vont à la littérature.

Si besoin est d’ imaginer que je rêve d'une racine, que les tomettes sont des ratios connus, j’ irai  comme un dormant sur un lit d'épines, je ferai ce match à quatre, et aussi bien ce temps saumâtre de la raison ,que celui où l’on s’agenouille comme un animal vénéneux, sera un temps sans louvoiement, les homme ne s'en iront que s’ils le désirent, le veulent , nous ne sommes que des  hanteurs sans  indication de tous les morts, aux  desseins  affables, pleins d’amertume et  blessés par la main des hommes tendus, mais que les insectes privés de lumière roulent dans les clous, hébétés par leurs mandibules et le velours de leur pacte, et nul autre que moi ne sortira du tunnel organisé par la misère.


Le repoussoir d'une colonne descendante a une ardeur de cœur, de celle de ce  type sortant d’un puits avec une frénésie qui arrive de l'enfer en termes de prismes et de lignes élémentaires, ce qui inquiète ceux qui sont aux frontières et prennent le temps d'aller à la nation. Ce  qui subsiste en nous et nous ensevelit est un voyage immobile qui est coiffé d’étoiles , d’éternel féminin , et nous observe avec sa voix immature en se détendant d'un anéantissement tout aminci par l'usage qu'en ont fait des divinités ridicules par divers côtés dont celui de l'obsolescence. Dans un dortoir d'hôpital le pessimisme est un  oiseau rare que des nonnes perverses revenues d'un site archéologique déploient vers de nouveaux individus faits de pierre et de sang, pour les arracher au sommeil ou à l'intimité, tout cela tient de la tiédeur et du tri sélectif.



L'attaque du cafard à charnières est de la nature d'une domesticité qui est un large champ à éviter lorsqu'on est un trésorier royal belge vêtu d'un maillot blanc et qui se met en mouvement avec des organes de réception plus abordables que ceux des bienheureux, on a beau dire que c'est assez rare qu’un nobliau soit à la traîne, il n'en demeure pas moins qu'il reste au logis, c'est-à-dire juste avant l'oméga, beau jouet rouge  de son état, passant par le crible des années comme on va au dortoir, là où des guetteurs déclarent que l'irréel est un public en coin ou un  refuge d'amoureux, soit les deux lorsqu'on est égale distance du doigté des persifleurs ou d'une règle graduée comme une atmosphère spirituelle, oui Monsieur, c'est ici en matière de cervelet,ou de végétal ,qu'on saisit le mieux ce qui se transforme une fois entamé.




Les instances de cette femme sont présentes  dans la hauteur et la plénitude, je  réponds que dessécher l'intelligence nous rend irritants, irritables, et bien qu’ aggravé par ses  nuances, ce corps aux propriétés de conduites savantes, je ne veux ni ,n’ai voulu m’imposer  dans sa vie. De ma raison  vaste à trop l’ avoir voulue dans la netteté, avec ce sentiment vivace de vivre, je me suis mis dans de fausses prédictions, son triomphe s’est avéré trop vivement. Restent les portions congrues de mon ignorance ,de mon inconstance ,à cela je rajoute que j'ai la certitude calme et finale que rien de bien élevé ne sera  essentiel, sinon la garder dans ces distances qui se  démènent..

L’oubli soucieux des signes qui se dérobent à lui, tu sais le contenir, il est issu d’une nuit froide quand les chiens ont heurté la pierre, c’est d’une jeunesse en loques qu’il te parvient  ,d’un séjour harassant parmi des hommes de mauvais port, il est majestueux, visionnaire, il t’a soumis à ses détentions ,à tes propres défaillances. l chuchote à ton oreille de ne pas être dans les retardements, de mettre des miettes sur la table, sur le feutre du salon ,il te mesure, il t’écrête, il te mange avec la vigueur d’un Saturne dévorant sa lignée. L’oubli est un frondeur qui balbutie du bruissement, celui des lares qui ont ensablé ton foyer, il est sur toutes les feuilles amassées ,confuses de mots mal entretenus, il est ton masque, ton orgueil, il va prendre ton goût, celui de ton vin et de ton pain, celui des tes journées d’absente. L’oubli, c’est d’attendre que la nuit ne soit plus reconnaissable à ses belles attitudes, cela tu le sais, cela tu l’oublies.

Je me suis embarrassé d’une aube d’automne, rien ne bougeait sur le parvis des églises, mes pesants héritages, les voici à tes yeux, mes radeaux, mes méduses, mes chemins d’orties et d’ivresses tu les retrouves ici en mauvaises matières. La lumière est une enfant malade dans l’enceinte d’un improbable Dieu, où le combat de l’ange et du démon valent des paternités sans nom. Ainsi se joue sur les grèves du fleuve, la demande et la grâce, la houle blanche avec ses mythes de charbon et d’anthracite, là l’immobile absence circule avec ses lois. Sourd aussi ce matin avec ses bourrasques, ses pluies, le lent parcours des processions du sens. J’ouvre en moi le veilleur avec ses bourgades, ses bourgeons qui ira brailler dans les publiques criées ,pour qu’en ton corps entretenu n’y entre personne, pas de ces imposteurs qui harassassent de fausses beautés, et qui rient de ma tignasse. Maintenant j’enjambe la montagne, je vais affronter un tyran avec des armoiries qui me rappellent une langue ancienne dont je n’ai rien oublié…

Querelles brillantes des plus fidèles, les porte-parole sont nés du ravalé, et le premier venu n'est pas à prendre, ce qui rend les équivalences glissantes comme les cours d'école,  que l'on voit en maints endroits avec une manière névralgique de saisir la vie épouvantable, on plante alors une croix numéraire sur un tertre et on le couvre de tous les titres de gloire, où le premier pas est gagnant, où à point  viennent des cracheurs de feu avec leurs troupes et  des litres pour nous faire rougir de nos déplacements, aucun de nos témoignages n’est plus disponible, nous sommes dévorés de signes musicaux qui sont décomposés comme des décapotables, notre méprise n'est plus dans la modération, n'est plus dans nos étoffes légères.

Dans les ans  couronnés avec nos langues, chacun change de cap et les audiences variables deviennent des rumeurs qui varient avec un flot de superlatifs selon qu’on ait un rubis sur l'ongle ou une plume dans le cul, parfois par défaut par une femme nous rappelle une haute interjection, une terrible trajectoire, et c'est en tête de peloton que nous sommes projetés dans les champs entretenus par des indiens qui cultivent leurs manières avec des lunettes bleues portées comme une punition, en bon père que nous sommes, dynamiques et noceurs, nous forçons une romancière à devenir une onde sonore qui découragerait les filles de devenir une reine qui fera dans l'épistolaire, puis vient de la noirceur pour nous saluer lorsque nous sommes dans un débarras.

Nous sourions de nos violentes saisons jusqu’à revoir nos actions perdues et nos fils ouverts aux promesses vont avec des femmes qui les punissent de leur puérile éternité ce qui nous est du à beau fleurir dans les vergers violets rien ne nous apaise plus quant à ces émeraudes ceintes à nos fronts ce ne sont que des cailloux pour racler une tendresse sans vernis et sans fard nos hontes et nos colères remontent dans nos aortes nous sommes devenus graves ici encore pour faire monter les jeunes pousses de la terre  jusqu’aux signaux du soleil il faut de l’audace des mains adroites c’est pour cela que nous jetons au vent ce qui le pourrira davantage que si nous avions ri de nos saisons d’homme…

Dans ce pays brutal trop de gammes de cris d’orfraies d’étreintes de bandonéon de lignées aux blondes chevelures et les garçons muets avec une tulipe contre le cœur écrase un orvet sur la face des morts hors de leur corset comme ils sont dévastés comme ils schlinguent tous ces hommes étroits de n’avoir plus de souvenirs de souverains d’envies palpables  que les sens entretiendraient trop de fanfarons de jocrisses vont viennent et les filles leur deviennent des jouets aux saintes faces pour de d’adipeuses factures trop de revers pour ce petit monde trop d’objets sur leur base trop de bottes d’ordres de visières et pour ne point la nommer trop de cette autre qui reste sous les éteignoirs…