Au jour le jour 397


Les hommes sont  transis
ils sont  tant amoureux
de leur femme  leur frère leur  sœur
ils font du judo
au tatami de leur enfance
pleins de confiance
dans l’entourage
le cercle
des circuits incertains
une fiche  là où  je pense
c’est vous qui me cherchez
pour mettre le couvert
je ne suis pas une tarte
je suis partout où je suis mal
je  voudrais n’avoir pas de sens
pour décevoir vos enfants
ce que vous faites
est illégitime
je ne pars en guerre
mais ma taille et ma bouche
sont violacées
tout autant que vos engagements
sont caducs
j’ investis un langage
il est vide
j’ai quatre temps et dents de trop.


Bien dans sa peau
la puce va à la bouteille
par les temps de labour
c’est une subtilité
c’est lexical
si elle se déshabille
c’est Adam qui rit
avec neuf ans de trop
à sa main fragile
il a un monocle
de la sciure
du déshonneur
qu’il soumettra
à des moujiks sédentaires
plus âgés que la dernière des mariés
celle de l’an mil
moi mes lèvres se sont closes
tard dans la soirée
et si je ne vous parle pas
de la beauté qui va à la beauté
c’est parce qu’elle est
une solde
pour des sicaires
aux cornettes blanches
et qui sont des baleiniers.

Au plus haut d'exister il n'y a plus d'enseignement, et l'ardente entrée dans les mots et le texte est un champ d'offense aux nouvelles d'un monde d'impertinence, moi qui suis dans les points  suspension et dans les pattes d'une chienne aveugle , je n' avance plus que vers les adages du ciel nocturne et je dis qu'il faut de la mesure pour se mettre derrière un castelet pour y jouer un mafieux somnolant   dans un millénaire passé à jouir de sa jeunesse et de ses jolietteries, et cette autre qui gravit dans un escalier qui mène à mon appartement est-elle une nouvelle fraude, une mal attentionnée, une prêtresse qui cherche un ancien contact à mon célibat, suis-je le détenteur de vieilles palabres qui se repose sur un  canapé inconfortable, ma chère dominicaine ,ma monstrueuse si terrible qui ne m'entend pas, reste forte des nappes  de tes nuits et de n'avoir pas voulu de mes frondaisons.



Telle est une couleuvre qui s’est coulée dans le bronze, lorsqu’une ordonnance fut posée sur l’autel avec ses ciboires pleins de venin, la voici  avec ses vestimenteries plus riches encore que ses fausses lettres de créances, ses ongles sont de porphyre et sa chevelure de soie agrémentée d’un roux épineux, de celui qu’ont les ronces dans des automnes où les fagots radotent et figurent des curés qui se défroquent et pissent contre les chênes. Mon bourdon est le produit de ses vœux, et de ses mots, ceux qui sortent de leurs nœuds orbitaux comme des pierres lancées contre d’infranchissables murailles, là où des vieillards finissants terminent des guerres de cent ans, j’y entends aussi le choc funèbre de sa nature, celle qui consiste à se promettre à d’autres comme on pousse un jeune chevreau au pré, sous la mère, celle qui a gardé l’angélique façon de n’être pas muselée et qui va au loup avec un jacquemart, puis tend à l’air frais son fuselage de bête qu’on écornera, c’est là que je reconnais les façons d’une ancienne aimée qui allait à la mort avec une toux d’étrange graine ramassée dans un puisard…

Qu'ai je en moi défendu qui ne soit que veilleur, héraut assermenté aux plus hautes clameurs, que cet homme dans le bruit, la lutte et la fureur s'est en lui assombri de tous les tumultes amoureux et qui trompent les doubles décimètres annoncés à l'encontre d'un funeste destin, je sais de toi encore la chevaline adresse et tes longueurs de crawl aux ultimes détresses, tu m'as mis hors de course dans les chiens en arrêt devant les courses folles que tu as orchestrées, pour quelques centimètres qui manquaient à mon cou, tu as mis des distances et le pire des licous, la grandeur n'est pas dans ceux qui ont appui, sur la taille , les membres,le sexe mal appris,et si je devais à ce jour même crever d'autre que moi, je ferais de ma dague ce qui irait à toi, la certaine des distances, des gestes désunis qui n'a su prendre corps en mon esprit instruit à tous ces gestes tendres dont tu m'avais enduit.

Je connais quand on meurt, ce cher serpent jaune à s’arracher le visage, aux yeux de taupe et de chien rougissant, qui a dans le jour les élans d’un maître qui lui jette des pierres immenses qu’il n’ira pas prendre en gueule, mes proies, elles, vont de l’absence d’être à cette source obscure venue d’entre les mers aux chaudes gorges, je voudrais me sauver d’entre les eaux et les mots , lire sans en devenir aveugle, me terrer dans le repaire de tous ces ivrognes qui ont crié le nom d’une île, d’un archipel dans la détresse, et n’en sont pas revenus, tant leur face s’éclaboussaient des deniers quignons du soleil, je veux une paix transparente dans mon souffle, ma respiration, mon regard de faune élargi qui marche dans la boue et boite, et vous, devenue une chair éprouvante, j’aimerais que vous vous perdiez  dans mes sommeils, personne d’autre n’y viendra dormir pour des éternités qui seront sans fond et sans fin…

Dans l’attente, ce travail aux expressions d’un visage envahi de honte, je tiens dans le poids d’une vie passée à deux sans en avoir dévidé le sens ; cette attente d’une main maladroite et soufrée ,elle est encore là aujourd’hui, et nulle autre manière d’interroger l’absente ne me vient, que de tailler des phrases, leurs parts de brouilleuse transparence.

Ici, au bord de ces sorties de routes et de vie, celles que j’ai longées les soirs où l’alcool m’avait amoindri ,me viennent encore ses regards, ses prodiges ,ses continuelles justesses et justices.Je n’ai pas prétendu autrement, que ceci, je suis un homme en modification, en cours de rattrapage, modulaire ; mes contradictions de trop de nombres, de trop de mots ne lui ont rien appris, si ce n’est ma prétention à grandir, mais que celle-ci n’est plus dans son espèce, n’est plus dans ses espaces.


Les héroïsme avérés, maladies d'aveugles ,qu’ils fassent-vaciller les lentes inerties en une naïveté de penser, comme des chances devenues trop grandes, que je le veuille ou non je reste un combattant émoussé de guérir, le salut  est  dans l'idée de la noirceur, aussi déplacée ,elle nourrit de solides  cruautés dont il est d'ailleurs question dans des livres méconnus, que moi seul sait comprendre dans cette quête trop lourde qui  est à porter sur les quais, là où des hommes d’ intelligence étaient arrachés à l'affront, et dans les campagnes qui pleurent à rendre la ville pleutre, voilà que je m'installe, voilà que je me transforme, et toutes les tromperies des hommes vont à la littérature.
Si besoin est d’ imaginer que je rêve d'une racine, que les tomettes sont des ratios connus, j’ irai  comme un dormant sur un lit d'épines, je ferai ce match à quatre, et aussi bien ce temps saumâtre de la raison ,que celui où l’on s’agenouille comme un animal vénéneux, sera un temps sans louvoiement, les homme ne s'en iront que s’ils le désirent, le veulent , nous ne sommes que des  hanteurs sans  indication de tous les morts, aux  desseins  affables, pleins d’amertume et  blessés par la main des hommes tendus, mais que les insectes privés de lumière roulent dans les clous, hébétés par leurs mandibules et le velours de leur pacte, et nul autre que moi ne sortira du tunnel organisé par la misère.