Au jour le jour 380

Index de l'article
Au jour le jour 380
Page 2
Toutes les pages

 

 

Toujours dans cette scélératesse ces blasphèmes ces aubes rougies aux voraces couches des campements d’hommes étrangers à leur terre et au terme si haut que nul n’atteint encore des pics et des faîtes des lances des sommets saillants pour agiter l’ennui encore des pertes au prix du feu du temps avec ses larges plans ses plaies béantes et de toutes parts des extrêmes floraisons des promesses et des dotations amères puis cette femme sur la rive qui est une hôtesse inquiète de toutes nos quarantaines de nos quaternaires lorsque nous marchions dans des espaces réservés aux morts…



Terre la tant nommée avec tes textes et tes franchises le gel des mains qui serrèrent la sainte tunique le fief des aïeux qui ont avoué leurs crimes aux places baignées de limon noir avec leurs nuits ponctuées comme de sombres soieries où s’accrochent le soufre l’or des bêtes effarées prises dans leurs chaînes de schistes et de poudingues qu’on conte encore dans les livres immoraux terre de descentes de farces de faces peintes sur les murs gribouillés du nom des femmes aimées terre avec tes fleuves effrénés les cils rouges des insectes émailleurs de temps et de lavabos pris dans les obsidiennes les agates chamarrées terre ardente avec tes chambres dans les basses saisons voici que l’immense abîme des jours se prend dans tes impasses il ne nous restera que des souvenirs marchands pour les babioles de nos inconforts d’écriture et de psalmodie…