Au jour le jour 376

Je peux encore admettre et affirmer que le savoir est effrayant au temps ancien où vous ne saviez me nommer,, où mon bien était dans les ,ceux qui exprimaient leurs joies leurs ivresses prises dans toutes les sphères ,j’étais sombre,je croyais que me fondre en des idées bruyantes irait à vos remarques, il n’en fut rien sinon un emploi dans les tonalités de mes toiles qui ravivaient mes bestialités ,mes disciplines basses, je ne retiens de cette époque que vos vives inquiétudes, vos affections organiques passagères lourdes comme mes disharmonies, comme mes ironies et leur contre pouvoir , j’insiste sur le regret de n’avoir su vous demander quelles furent vos inquiétudes, vos effrois,  ma vie reste celle d’un insoumis qui s’est adjoint toutes les pourritures de la barbarie d’être , qui ne cherche pas à s’en déloger , mon Dieu comme cela est misérable, mon Dieu comme cela vaut d’être compris et compté…

Excuses , toxines du cerveau , pitié,  amour qui se découvre mort ,qui a voulu se clore ,s’arbitrer dans une mauvaise rencontre du côté adjacent de la cour ,puis se charge d’un millésime amer,d'une , neutralité inoffensive à domicile j’absorbe du dégoût comme d’autres ravalent leur morve, il ne m’est plus besoin de sérénité pour une villégiature lointaine, hors de votre portée comme il m’est écœurant ce poison que je prends tous les jours pour mettre mes pieds dans les godillots qui me fait supporter la musique des étranglements, en me poussant dans la restriction, le jeûne , l’artifice ,mon ascension est une descente aux enfers par la porte cristalline des souvenirs, boues,les  miasmes d’un vocabulaire ordurier me ramènent au pathos d’un qui a voulu gueuler ses éclats, ses éclaboussures à la terre entière infigurable sur le registre des naissances , mon âme en appelle à cette passagère qui m’orientait ,ne figurent plus en moi que le mot foutre et le mot dieu ,ainsi que le vivre qui en décroît j’évolue en spirale dans le fonds inépuisable de toutes les saloperies de la nostalgie et de l’enfance…

Comment passer de face
A une nouvelle face
Et sans se retourner
Sur cette ancienne face
Qui jamais n’atteignit à vos yeux
La beauté clairvoyante
Qui s’éteint peu à peu
Je m’écrase au spectacle
De la toute première fois
Quand souriant à table
Aucun sourire ne vient
Le feu à beau mendier
Mais il est incomplet
Et la gaieté peut fuir
Sans même revenir
Nous nous restons assis
Sur une pierre froide
La première du caveau
Et même de la cave
Où on se charge du vin
Qui emmène à la mort…

Au tropique des gouttières
Qui va de ma pipe à l’eau
S’étend une clairière
Où monte un escabeau
L’escalier monte au ciel
Comme l’arbre aux haricots
Et l’ogre et son harpon
Dégouttent de sueur
Il faut frapper frapper
De toute sa hauteur
Mais l’écorce cisaillée
Ne cède en aucun point
Celui qui hèle du haut
Le voilà trop lointain
Aussi ses yeux s’allongent
Comme des oriflammes
Il jette au vent ses cris
Verserait quelques larmes
S’il n’était un géant
A un seul œil surpris
Et qui laisse passer
Des milliers de brebis…

Si quelque chose est bon
C’est un grand animal de soie
Aux dents cisaillées
Il aime les essaims
Et l’alcool frelaté
Ça le met dans un brin
De folie régentée
Si un grand picador
Lui coupe les oreilles
Il monte parmi les saints
En souliers de raphia
Pour en faire des paniers
Y mettre du crottin
Et qu’il balancera
A toutes les faces humaines
Qui ouvrent les torils
S’agrègent aux arènes
Et moi comme un enfant
Qui file un astre au ciel
Je me dis que la vie
Est une fiente essentielle…