Au jour le jour 355

Poitrail poitrine
et le choix et le jeu
de ne plus aller plus moins
stoppez vos chevaux
vous les militaires
aux yeux de quille
vos valises
ne sont pas pleines de lilas
et votre rire jaune
va tout droit
à mes viscères
j’invite à ma table
 un zouave
c’est un cousin  germain qui oscille
en tout état de pire
entre la braguette et le tambourin
change de couleur
selon le moteur qui le meut
quant à moi
je danse en noir et au-dedans de lui
un intense menuet
sur du daim blanc.


La mouse des sulamites
s’évide dans les ostensoirs
où des chiens ont pissé
bleu violet dru
comme la mitre de ce  pape
qui détestait  les jours de sacre
l’épée et la ceinture
moi mon ventre mon centre
sont lumineusement
éteints de tendresse
je vous prie de marquer mes heures
et celles de toutes ces autres filles
qui dans l’ocre de la fumée
se soulaient avec moi
jusqu’au matin
et les amis qui m’étreignent
ne savent d’ailleurs pas
que j’ai perdu leur numéro de téléphone
chut les murs sont sournois…

Ce que font à la hâte les producteurs de crus sont des passages en solitaire, périlleux, sérieux, avec une sensibilité de cellule photographique, ils rechutent en vieillissant pour une  santé invivable dans les salles de sport en jonglant avec des bouteilles que des urodèles ont criblé de flèches vénéneuses, certains sont prédisposés à l’opposition, cet acte vertueux que jamais ne commettra un rond de cuir, ou un jaunisseur de papier kraft, et lorsqu’ils vont dans les cabines, les cabinets d’électeurs, ils ne sont pas totalement abêtis par des propositions de femmes qui jouent de nos dispositions humaines , sans tenir compte de nos ressorts, de nos sentiments, de nos humeurs et humours qui sont des saisons mystiques qui vont vers les athlètes hagards, déçus de ne pas avoir atteint le podium, ayant pourtant fait le tour d’un stade en moins d’une minute…



Partout où l’on me rencontre, je n’y suis pour rien, et quand j’y suis pour quelque chose, je suis en transhumance.


Point d’évolution sans la bougeotte, je suis de ce peuple de vagabonds qui n’ayant pas d’empire, a pris l’initiative d’être déçu et de le montrer par ses rodomontades et ses désillusions.


Excès de fatigue, s’il me venait à trop y réfléchir, j’y réfléchirais salement, c'est-à-dire dans la clairvoyance.


Pôle position, entre les Arctiques du cœur,et les Groënlands de l’esprit.


Faim de non recevoir.


Ma pudeur est liée à mes démoneries, si je n’étais tant enclin à la cruauté ,celle d’aimer, de faire et de défaire, je serais mort d’un excès de rien.


Au lever, une envie de rire, et puis tout s’évanouit dans mes dialogues avec l’homme.


Voué à des échecs intimes, j’ai fait l’idiot pour me désengloutir et respirer.


Je fais dans la superficie, je verse dans la saveur des gloires introspectives.


La science a besoin de recueillement autant que d’analyse.


Plus j’ai été malheureux, plus j’ai été en retard d’un dieu ou d’un diable qui aurait pu m’enseigner à monnayer ce malheur.


L’idée est toujours pauvre ,une idée riche a toujours quelque chose à voir avec la mort, la mort et rien d’autre...


La santé aberrante nous a alimenté jusqu’aux massacres.