Au jour le jour 343

La patte montrée molle en commode inertie est une comparaison en journées accumulées comme de formidables démangeaisons, et la femme qui se tut devient cellulaire, il s’en suit une série de défaillances aux obscures modifications, c’est ainsi qu’elle peut devenir vasculaire à nos nuits, ou péremptoire à nos conquêtes, moi qui connut la toute première matière du pain, je dis qu’il faut que ces dernières aillent blanchir leur créativité à la créatine du sentiment, c’est-à-dire auprès de crétins qui sont allés en Amérique du sud pour travailler à leur compte sans n’en rien rapporter…


C’est en ouvrant
mes Amériques
aux jupes argentées
que cette même est venue
au ventre de mon verre
elle avait un chat noir
à sa misère
de cailloux blancs
comme une poire
tatouée à son sein
les angles des rues
déroulaient des sanglots
les souris se noyaient
au milieu des corbeaux
les métaux n’étaient plus précieux
et à chaque coup de piolet
un ange tombé du ciel
avait le visage
d’un bateau plat
j’ai prédit avec mes mains
marines que ce que tu serais
toujours soupçonnable.


Je consultante une voyante
la voyante est basaltique
éperonnée
comme un rocher
elle a de longs cils
lourds à porter
la porte de son cabinet est close
je brise un verre à ses yeux morts
ils deviennent
des papillons de treille
je cours au maquis
mon gosier est sec
je n’éclate plus de douceur
je suis dans le vertige
de l’apparente docilité
je vais dormir
chez mon grand frère
dans un vaste lit
aux cheveux emmêlés…


Née d’un corsage
et d’une plume
lumineuse à mes interstices
j’ai déchiré l’azur
pour être dans vos ongles
et tant noué ma gorge
que la toux m’est venue
la toux est une brulure
aux tièdes midis de l’âme
le rythme de vos veines
était contre le mien
je suis intransigeant
faute d’être dans le rappel
des fêtes à domicile
mon pâle corps s’étend
pour de nouveaux délits
je vais dormir
contre une femme
de basalte et de chaux…


*Tant va la dérobade à l’immense envolée  que je ne sais de vous que vos pensées en place ,aux digitales  d’hier des seuils furent  condamnés, vous franchîtes le mien , sourdine,  pavillon noir, je vous voyais déjà du carbone le plus pur, l’alcool vous fut un  artifice de trop, il perche des oiseaux de mauvais augures là où jaillit la nuit, c’est elle qui vous mit dans mes bras, méandres et marées hautes, et du profond de vos incendies vous mîtes le feu  à mon ventre nullement abaissé aux premières lucarnes, les seuls plis de l’amour qui restent vont de l’été au nord, j’entends un cliquetis  d’étoiles se déployer  dans le mouvement dénué de mes sens, je vais rester invisible et aveugle.

Cela n’a pas de nom et pourtant cela est, c’est toute une  traîne la patte, une flèche au cou de cygne, c’est celle qui me distingua à qui advint son plaisir, et les anciens boudoirs où l’on s’ étranglait en faussetés faisaient comme une couverture appropriée, moi qui connut de vous l’étincelle théâtrale, voici ma belle estime libre des basses toiles, je vais laver à l’eau la terre et ses assassins, et ne venir à vous que dans ces  lendemains où vous serez la veuve noire avec son poison ,qu’il faudra atténuer pour qu’il ne vous conduise plus au crime d’ aimer impunément, j’ouvre à des doigts de glaise une nouvelle bouche offerte pour des déconvenues…


Peindre en de maintes emplettes
les paradis perdus
c’est écouter le boire
aux séances de scorbut
et mes mains qui distinguent
l’allumette et son son
je n’espère rien de vous
que ces commodités
à ne pas m’étrangler
ou  m’absoudre de vous
je pousse dans le silence
ce qui était de nous
et j’arrête la baleine
aux limonaires vêtue
bleues sont les nuits noires
 et le corps revêtu
part aux mortes qui fument
des anciennes gitanes
un papillon au front…


Le col blanc mensonger
à la mauvaise foi
voilà qu’il vire à deux
d’homme qui traîne à genoux
moi je voudrais dormir
dessous même le chiendent
et ces chiennes d’aveugles
aux rires d’imbéciles
il faudra bien qu’elles crèvent
de leurs jardins fertiles
je  retiens l’imodée
avec ses faux abords
par défaut renseignée
dans d’étranges tribords
la méprise est un poids
sans cesse remodifié
je pars dessus les landes
aux traces d’épagneul
et le papier gourmand
réclame race de mots
qui viendraient à mes sens
comme d’ignobles tombeaux…

Sur la race des hommes.
Il y a des grilles de chaux
des grenouilles barboteuses
de sentimentalité
des poudres
aux astres mobiles
le nombre et la langouste
le soleil d’un plumitif
comédien becs et ongles mêlés
je dégoutte de
la douceur froide et attendue
la nuit  germe
avec ses sépales commises
et dans les forêts avoisinantes
des rasoirs au faciès de rat
sont sur les traversin de paille
les fougères deviennent
de mise si l’on se met en marche
 vers le lit d’un ancien deuil.


Le col blanc mensonger
voilà qu’il se fracture
moi qui voudrais dormir
dans un pyjama
avec ces chiennes aux allégories
de la décennie du crime
je retiens leur liberté avec ses forçats
pour obtenir une étrange grippe
ajustée vers demain
la méprise est de mise
sans être modifiée
par-dessus les landes
avec leurs traces de panier
et de papier commun
j’emporte vers le nord
d’ignobles sons
soixante-dix pour cent
de mes Amériques
au stupre enchanté
pour cette même nuit
au centre de Roberte
qui avait un chat noir
à sa misère portante
calibrée comme
une ligne lézardée de rues
je lui déroulais
mon esprit noyé
au milieu des corbeaux
les métaux n’étaient plus précis
et à chaque camp d’écoute
un nom modifié
allait au ciel
avec le visage digne d’un pacte plat
je prédis que tu seras
pour toujours insoupçonnée.