Au jour le jour 342

Dans l’immédiateté des  affaissements indispensables à l’ hier, c’est petit à petit que ma  connaissance est prise de soubresauts, la médiocrité des années n’est plus de mon ressort, sinon  celle qui va à l’insuffisance des bastonnades comme les tyrans du travail, et qui est désormais loin de moi,  il faut me faut attendre que mon insuffisance d’elle  retombe jusqu’à l’édulcoration insipide de chacun de mes gestes, elle viendra  par l’inertie des paupières et ira se faire  vérifier au bilboquet de mon âme et de petites  rations qui sont des quarantaines à hauteur de singe qui ne parle pas,  et ceci sans l’influence d’une qui serait partie sans laisser  d’adresse.

J’ai toujours mis  mes attentes et mes affaires courantes en boule, sans analyse et sans en augmenter le volume, comme se défroque un religieux orthodoxe qui fait tomber une essence rare sur l’autel que saluent des soldats romains avec de profonds Aves, prometteurs de de complicité envers les élues, on entend des rumeurs et  des exclamations au dehors, c’est extravagance dans la grande famille des verbeux, ces souffreteux de l’obédience imbécile,  ceci est de sens,  c’est une information de premier ordre comme le sont, la crise , la paranoïa, qui sont devenues des sujets philosophiques dans la bouche des rabat joie, moi je vais  au casser ma pipe , et mettre mon  sexe d’une muse qui s’atermoie  par la douleur du partir…


Je jette sur l’ horizon
l’accueil de l’ignoble monde
dans l’avalanche
des comptes multiples
mon cœur est d’un pli noir
coupant comme les années
je chante à la pâle
image des déités
sur  ma droite
déchiré de toutes part par
les épingles à saler les orties
mes rendez-vous
sont des nécessités
ma fatigue est d’amertume
comme un vieux sirop
la lumière s’éloigne
dans les matins fiévreux
je n’ai pas de refrain
à ma partition improductive
j’ai mal et je me tais
je suis celui qui vit…
*

Je voudrais le vouloir
des grands enivrements
les occasions du  regard
à la même la venue
à un divin voyage
comme dans cet autrefois
où je disais le temps
comme  du survenu
le second est propre
aux grandes attentes
que sont les premières nées
aux cibles ravagées
alignées comme
le cœur de la mort
qui m’aura outragé
les épreuves sont lourdes
montent dans mes flétrissures
comme le lierre  au jardin
ce goût de l’herbe
que j’amasse
m’est un bienvenu
pour en faire une gerbe.

Les filles hémisphériques de ont des chapeaux de paille, ce sont des Incas qui  vont à mes mains, le vent même des troupes groupées et apaisantes les a connues, et j’attends que leur cœur retienne  que le jour qui prendra leur part  ne  craint pas le  bronze, les heures s’étirent et glissent,  j’avais vingt ans en plaques tournantes aux sources métalliques autour des incendies romanesques, je n’étais pas  épouvanté dans la maintenance de cette flamme  qui s’est refermée sur ma jeunesse  ardente aux premières  rampes de mai.


Les souvenirs, on peut y tomber sous le charme, ce sont des morts fiables, et leurs poids une fois sur  votre corps feront de vous de bien beaux moribonds.

Toutes les vérités sont respirables si on est né sans poumons.

Comme je me suis ennuyé, je me suis rattaché à celui-là qui m’incarne impersonnellement et qui a n’a pas d’impertinence.

Est cruelle cette réalité de l’oubli lorsqu’on a été dans les bras de ces  femmes réduites à se citer ailleurs qu’en nous-mêmes.

J’aime me racheter des autres, surtout de ceux qui ne m’ont pas pesé…

À dire cet absolu
qui s’ébat dans mes veines
comme une reine absente
à moi-même et à tout
je me  trouble  de moi
aux astres et aux sévérités
au courtage de celle-là
qui de chambre est partie
je vais couper aux chênes
de ces mêmes mètres
qui feront des élans
je glisse en eau amère
et de de Tibre Euphrate
comme le  bien le propose
je suis au noir dessein
d’un homme perdu d’avance
aux sandales étroites
je marche dans la peau
d’un souverain qui meurt
et les oiseaux d’hier
sont   de couleur rubis.

Le tour du monde
est un visage éteint
et les saisons couvertes
ou peintes par les hommes
secouent les nuages
ce plat semblable à rire fauve
à la base d’un front
le pas travaillé
il nous revient de berne
avec son esprit
au bout du terme
je convoque à mes mains
la peur du matin
ce rabat dans ma maison
je n’accorde pas de signal
à mon amour d’antan
humide sec humide sec
autant qu’un bâton
de maréchal
qui a fredonné…


Et lorsque je réponds
docteur l’eau est croupie
les filles vont à la croupe
leur croupe  un ramassis
d’étoles mortes
celui-ci me semonce
de ses commodités
je tire la châsse au sel
tamis au tablier
et un hôte s’envole
avec mon cendrier
il devient un nuage
un aigle ravagé
l’oriflamme hypnotique
a des ailes
et des désastres au ciel
et le vaste sommeil
des animaux marins
à la grande prudence
est sérieux comme un enfant
il peut se préserver
en priant un Dieu assis
voilà que s’ouvrent les bars
j’y entre avec mes chiennes aveugles.


Lorsqu’en tête les cheveux
pourrissent à l’intérieur
c’est un nouveau Jonas
au ventre de la baleine
il en ressortira
avec le cœur splendide et sage
et la merveille
d’avoir vu les entrailles
de l’immense cétacé
resteront à ses yeux
pour une éternité
moi qui n’ai pas connu
l’étude de la  sirène
j’ordonne un perroquet
aux plumes savantes
lui confie mes secrets
au midi remplacé
je mange du foie gras
à ma fenêtre ouverte
c’est un serpent d’octobre
qui me ramènes à vous
aux colonnes montantes.

Assistez les chiens
que déjà  la forme de mon visage
est celle d’un idiot submergé
comme un ouvrier  travaille
aux yeux de nacre
évoqués à la prochaine vie
la terre est vide
martyrisée
par les petites mélancoliques
j’ai gagné en acidité
ce que j’ai perdu en ruse
les moustiques bouchent
mes canaux sanguins
du fait le monde
est  un enfant malade d’ignorance
demain tourne autour d’un arbre
de façade millénaire
dans ses sabots de nuit
le bon coup de pompe
il vient d’un revolver
qu’on a posé sur sa tempe
et qui est un sensible animal.


Je suis indifférent à la nudité
de la petite reine
son esprit est un os de requin
elle ne  m’écrit pas dans son deuil
elle me ment
sur la hauteur qui devrait
être  produite
l’homme qui marche avec un bâton
il l’a caressé dans le sens du crin
un cheval évidé contre son flanc
est à ses côtés
elle part à Paris
nourrir des noisetiers
c’est une formule grave
elle est femme de figuier
et attend
dans une gare
où ne passe aucun train
qu’une  main lui vienne
mais pourtant la scène
ne se passe pas
je vais interdire
aux huîtres vivaces
de n’exister que
par la présence des ostensoirs
j’irai à la messe demain
avec les os soudés.


Croupissez ma petite dame
ma cavalerie est proche
j’ai mis du collyre dans mes yeux
je vois clair
vos pieds ont changé de parcours
la valise à moteur
avec des viscères ouvertes
est déjà à l’heure du départ
je faisais sécher mes chaussettes
dégoûtantes  sur la table du jardin
les arbres  allongeaient
leur ombre
jusqu’à ces chats
qui venaient en chapelle
laper l’eau et le lait
dans un couvert de métal
ce fut pour belle saison
de savoirs
que cette science avec vous
à votre légère ceinture
je ne courbe plus l’échine
je vais à d’autres gouttières.


Vous n’aviez pas froid
dans le lit que je tiédissais
pour vos rondes bosses
demain était déjà savonneux
avec son luxe guerrier
vos yeux et votre sexe
étaient satisfaits
à ma corde proche
ma corne blanche
avec l’oiseau de proue
monté aux créneaux du ciel
vous attendîtes l’exact moment
où il faut que tout soit
sur les miroirs
pour dire dans votre langue
qui est mère est fragile
que vous alliez couler entre
deux montagnes
moi je serai dans le confort
inconfortable de crever proprement
je longe les couloirs d’un hôpital
les murs y seront bleus
comme des orfèvreries.


Il fut un grand autrefois
avec un chapeau de feutre
le feutre prit froid
et devint un  chameau
le chameau mange des roses
les roses ont de suaves voix
les voix n’ont pas de maître
les maîtres sont  en prison
en n’étant pas dans leur état
ils  sont pitoyables
quelqu’un s’y  rend pour
allumer des lampes
les lampions ont des angines
les angines sont baveuses
comme des ancêtres bleusqui veulent

abattre la tunique de Dieu
est dans leur visée
il a  plongé sa main dans la confiture
celle celle-ci va la confesse
et dit qu’autrefois
elle fit faillite
dans une grande maison
avec un regard de félin
et Dieu lui pardonna.


Sur la route  des amours mortes
il y a des rires de chevaux
des grenouilles aux pieds bots
des femmes trop grandes
aux jambes jusqu’au nombril
le nombril a la rousseur
d’un soleil vomitif
comme les ipécas
je ne suis plus en âge
de mentir
la douceur au foyer
est froide comme un pas perdu
dans la nuit avec ses germes
et ses gammes
de sales comètes
vont respirer
dans les forêts avoisinantes
avec des infractions
ce traversin de palais
les jours deviennent
des compagnes proches
aux cheveux mi- longs
qui marchent danses des nuages
vieillies d’un ancien deuil…