Au jour le jour 324

Au grand jour de la nuit qui tousse
une dame bavarde de son divorce
pour mon dressage
les mains et les mariés mêmes
sont des poulpes  tièdes
des méduses géantes
mais dans l’an
avec sa fin glacée
l’emprunt est fait pour indiquer
une tête pourrait prendre
froid en ligne avec
des frais attentifs  à
des segments des poupée de corail
celui qui est né magistrat
il est dans la conversation
avec ses muscles et sa maladie
aux bons endroits   où il est
c’est là que les spécialistes
aux moyens durables
font des dons
aux héroïnes de la libération.


Ma colère est un projectile
avec un fil protecteur
en linoléum
disponible en  pharmacien ou
 dans les salles obscures
où l’on sème des médicaments
avenants du sexe
d’une qui est morte
sans couture
celle qui s’imposait
à ma page
comme  le cri
de la toison blanche
comme une plaque de verre
incolore inodore
elle est la coupe
de l’ensemble de mes mouvements
dans le verbe pâle
et dans les anges
moi je vais dans les égouts
avec mes enfants morts
j’y turlupine avec la migration.


En société je m’existe pas
je m’échappe
vers les marchands de journaux
qui ont des collections
d’insectes endormis
alignés à la lampe
décret aux écueils cramoisis
moitié des chiens des progrès
j’aimerais pour les lignes utiles
être propre d’un  sentiment de  fierté
me mettre en lointain
au besoin du  talent…


Ça ne vient pas du moindre mot
juste du centre
et qu’elle monte en conséquence
cette actrice au visage de nacre
qui  ne m’écrit plus
que des imbécillités
toutes en  belle saveur
qui s’allonge
et qui est  le  sens
des chaînes de naissance
c’est bon pour le poumon
 la maladie
elle respire par les trois branchies
au regard lucide
et en casquette
sans plus
ses outils au hasard
sont d’un d’ailleurs proche
elle a vidé ses poches
comment  je puis je décider
de l’aimer comme
on aime un homme.


Avec mes  petites briques
mes projectiles et mes erreurs
cœlacanthes  à
mes lignes de mêlée
parler de mon travail
est  une sentence à domicile
à ne pas rire
sinon à gorge dépouillée…


A lire ou entreprendre
je dis là que se donner
comme des escaliers
n’est pas d’un pied tremblant
si j’avais été moussaillon
aligné vers un dieu
au chapitre premier
je l’aurais remarqué
tendu comme un faux oreiller
j’irais au cinéma
ma culture est de Guermantes
limpide comme l’amertume
le premier qui arrive à cinq
aura une nouvelle fiancé
moi je serai sur le trottoir
comme un ouvrier avec son cœur
et je ne pourrais pas
enlever la racine défectueuse…
*

Entassés à danser sur une carte
quittant  cette profanée
dans la frénésie d’un œil nul
le voilà celui sur lequel
le quidam se délecte
d’un chapeau claque
et ça fait de bonnes  questions
avec  l’année bissextile
et ce qui est du thérapeute
est un orchestre mort
aux déchets de la semaine
et qui  vient d’un sentiment
premier et orangé
comme le ventre
d’une hirondelle
qui a un vieux téléphone
et boit dans une coupe
quelque chose de froid…


La racine fragilisée
fait danser les cartouches
vidange avec ses palmes
la frénésie des réunions
sur lesquelles on a versé du vin
ainsi  au célibat des traitres
qui ont toujours sur la tête
un béret un bâchis
un éperon est planté dans le torse
il est repérable
à la ligne blanche
insaisissable
ils ont jeté leurs clés dans le ciel
et c’est pour toujours
qu’ils se soutiennent par leurs jurons
c’est alors qu’intervient
une sirène et Ulysse
du profond de l’océan
je prie de ma main droite
qu’ils les engloutissent
en troisième danse
avec des bas de laine
et de la loterie des signes
qu’ils tirent de longs espaces
entre eux et moi
qui vais le long des chemins
de halage
avec mon sexe entremêlé
aux herbes aux fougères
toi avec tes croissants du matin
tes fixations
sur l’investiture
faite moustache
est qui n’est plus ma passion
tu me jettes
comme on baisse son froc
devant ce champignon comestible
qui est un autre
dans une autre étape
cela est impardonnable
je vais grimper sur un mur
voire au cerisier
de mon enfance
et je mettrai à tes oreilles
le bruit du vent
qui fait l’arbre…