Au jour le jour 318



Les hommes sont  transis
ils sont  tant d’amoureux
de leur femme  leur frère leur  soeur
ils font du judo
au tatami de leur enfance
pleins de confiance
dans l’entourage
le cercle
des circuits incertains
une fiche  là où  je pense
c’est vous qui me cherchez
pour mettre le couvert
je ne suis pas une tarte
je suis partout où je suis mal
je  voudrais n’avoir pas de sens
pour décevoir vos enfants
ce que vous faites
est illégitime
je ne pars en guerre
mais ma taille et ma bouche
sont violacées
tout autant que vos engagements
sont caducs
j’ investis un langage
il est vide
j’ai quatre temps et dents de trop.

Bien dans sa peau
la puce va à la bouteille
par les temps de labour
c’est une subtilité
c’est lexical
si elle se déshabille
c’est Adam qui rit
avec neuf ans de trop
à sa main fragile
il a un monocle
de la sciure
du déshonneur
qu’il soumettra
à des moujiks sédentaires
plus âgés que la dernière des mariés
celle de l’an mil
moi mes lèvres se sont closes
tard dans la soirée
et si je ne vous parle pas
de la beauté qui va à la beauté
c’est parce qu’elle est
une solde
pour des sicaires
aux cornettes blanches
et qui sont des baleiniers.

En l’an deux mille
j’aurai mille ans
je serai
dans un arrêt de jeu
mon entraîneur
avec son temps additionnel
entrera dans  mes talons
avec  sa douleur vieillissante
les docteurs seront à l’ouest
les autres mourront
de dermatose ou de tuberculose
les mineurs mettront des cagoules
des casquettes sur la tête
et les perles rockeuses
qui iront à la chorégraphie de la vie
feront rire Ali Baba
avec sa cagnotte
avec des sens et ses chansons
avec ses poupées ruineuses
moi je serai vieux
pour me balader
et aller vers
des saloperies d’approche.

Je n’ai pas de belle-mère
pas de famille
je fais des grimaces
outrancières
j’ai écouté les femmes savantes
parler de leur enfance
une que je goûtais
était pleine de friselis dans la bouche
j’ai cherché des tisons d’argent
dans les incendies
parmi les possibles gravats
ces choix de danseurs de claquettes
ces schpountz embarrassés
du jour pointu
et je fis comme un élève
mal élevé
une mauvaise réponse
et de ce repreneur qui se cachait
il se voulut dormeur
alors que je ne l’étais pas.

J’ai dix-neuf pointes en tête
et de ta gibelotte
ma Félicie est enceinte
nourricière répétitive
Ulysse monte à cheval
en monarque
il se cramponne
il salue Pie douze
il est vêtu comme Don Camillo
il danse le tango
conditionné comme des moutards
qui ne sont pas  des apatrides
et montent au  ciel comme du papier kraft
moi pour m’apaiser
j’écoute la meute
qui vit sous mes aisselles
elles ne sont  pas investies
de putridités
comme mes anciennes camarades
de besogne posturière
et ma décadence
ne m’est nullement étrangère
comme cette danseuse du ventre
qui n’ira pas en Bavière….

Celui qui relève le cocu
est en état de comprendre l’ ouvrage
comme un horizon
à la sortie mouvementée
il est prochain
dans un carré de verdure
c’est pourquoi ce tardif
crient toutes ces erreurs
écrit et offre à sa façon
des intoxications
qui viennent d’un pays  gastronomique
aussi rectangulaire
que   la Suisse
c’est là que s’accrochent
les sauterelles paresseuses
qui aiment l’ail et l’oignon
et qui sont aussi autoritaires
qu’une allemande frontalière
qui parle du houblon
comme d’un animal
rayonnant et redoutable.


Ils pourriront le maréchal
qui va tenter  le sens
de l’Armagnac et des méridiennes
il désigne des médiateurs
venu de la gauche de l’est
il écrit
sur la sonnette
des larmes
pour des solutions paysannes
parce qu’elles sont insolentes
et improductives
mal agissantes
sur le prisme du démarrage
sur lequel on est au début
plus enthousiaste
que tous les bourdonnements
équitables ou  non.

Il transforme lait en poudre
et le savon en filtre blanc
sa plus seule le perturbera
avec les visiteurs du soir
il viendra par le Mont-Saint-Michel
pour neutraliser  les omelettes
de la mère poularde.

Je ne tuerai personne
ne prendrai pas  des mandats
la vie est ailleurs
elle n’est pas ici
elle n’est pas dans les traits discrets
ni la science des poches de l’hiver
le pari d’une main à la main
on a beau la programmer
elle est toujours dans le télescopage
des récoltes du foisonné
inélégante
inintelligente
entre le verre le vin
elle  est dans le fruitet dans l’encre de la seiche
dans l’actualité de
l’adrénaline en cinq images
dans les bras de celles
qui voient davantage
que les milliards de dollars
de la vieillerie outrancière
incendiaire
nous ne sommes
que de faux indicateurs
qui ont d'insalubres piétes.


En octobre dernier
j’avais des souliers de prix
j’étais à la baston
j’allais à l’enterrement
d’un lutteur premier
prodigieux et pourtant
inconfortable et incomestible
comme les épisodes
de la sympathie du prodige
de  mes déroutes
chacun a ses propres lignes
sur l’écart ou le carreau de son humanité
moi je dansais parmi les arbres
sous des  tonneaux de vin blanc
j’étais ivre plein d’ivresse
une femme m’aimait
me tourmentait
les châteaux de la Loire
sont des sultans merdiques.


Le prince de la fin
au brassard indécis
après la Saint-Raphaël
il nique son  moteur
puis s’assied sur un champignon
le  champignon mont au ciel
comme une  voirie aérienne
c’est du journal
que lisent
les demoiselles aux yeux nus
qu’on apprend
les sophismes qui sont comme les nourrices
qui avalent le lait de brebis
et les basses températures
largement entretenues
au-dessous de leur saison
voyagent  sans contentement
dans ce qui est en marche
dans la fission
et la fusion
des aisselles qui schlinguent
et qui reviennent comme du Prozac
à coup de remontoir
vous mettre un poignard
entre les mains.

La figure gratuite
est en  dépôt de bilan
le vol des essences
va  aux outrages métalliques
où le tailleur touristique
montre sa détresse
de sa soixantaine bourdonnante
il pisse  comme on peut pisser
contre ses gentes
et son  rétroviseur
il est dans la décadence
c’est un petit facétieux
quelqu’un qui se vautre contre les murs
dans une détente inattendue
il sait que le printemps
c’est le printemps lui-même
celui qui se surprend
ne surprend plus personne
et celui qui tape contre le poteau
est un enragé indésirable
qui ne veut pas fêter
l’anniversaire des riches.

L’enfant au front soufflé
il n’est pas symbolique
et pour certains services
il est prêt à la peste
la partie rien est d’un grand tout
d’un frisson sanguinaire
quand ce délai
a disparu
du chef de sa justice
il tire à lui
des continents qui sentent le chiendent
circuit que les ministres
redoutent comme les cailloux
à la mâchoire fière
et sont à même
de faire des attentats suicide
en devenant radicaux
devant la cruauté qu’ils
emportent loin
celle qui est au-dessus des requins
avec un cerveau de chair sombre.


La force des cartons
est qu’un antre mode
est  un entremetteur
qui suce du Jaccard
ou une autre sorte de tissu
qui s’en est allé
à l’action
avec sa lingerie fine.

Il est clair et clairsemé
que je ne vous dois rien
qu’un trop plein de vous
hier les missions
ces acceptions
je les respectais
je n’ai pas de règles de vision
aujourd’hui
je vais d’Ouest en Est
furtivement dans mes orgasmes
dans ma soixantaine
je mange des biscuits secs
comme un chien qui va l’attaque
je fraye avec les cocottes et les coquillages
sans pour intérêt sinon leur fard
je n’ai pourtant débouté personne
pas vous plus qu’une autre
et les mères qui
vont   dans les pharmacies
avec sûreté
voir des golden boys plein aux as
sont  la preuve
que le plancher des vaches
est  jaune ou rouge parfois
selon l’idée qu’on se fait du corail
ou de l’étranglement
qu’on le mette ou non
sur un éphéméride…