Au jour le jour 247

Ils se transmettent leurs pensées dans les ateliers de la perdition, eux, ce sont les hommes qui s’affalent sur leurs faiblesses, ces chambres à part où on ne les aime plus, et devant la date qu’ils ont souligné, ils s’épaississent de la lourdeur de leur mariage, et d’une épousée qui n’était pas de leur langue, au-delà de leur ligne de mire, des mirages, des images, des cafouillis de souvenirs entretenus comme des ponts de navire, c'est là  qu’ils entendent le son des anciens instruments qui les mettaient en joie, dans de rapides danses, je suis de ceux là, et aucun de mes printemps n’est plus une douce ouverture, je ne célèbre plus aucune ordonnée, et dans mes univers éteints je m’endors au son de la diane.

Pesants et étalés sont ces autres qui ont besoin de saisir brusquement votre main pour des collations ou une collecte de bonjours, mutins de périodes glaciaires, je vous hais tant vous mettez à droite toutes vos inepties, vos incohérences, vos insanes gaucheries, et tant vous avez de glandes impropres à célébrer les corps qui s’élèvent, méprisables dans vos émotions sans contenu, vous arpentez les bibliothèques à la recherche d’un livre qui parlera de lui-même, je me dis qu’en le lisant je trouverai de quoi vous dégrader, et jusqu’à mon regard, je vous veux en liberté surveillée, or rien n’advient de mes désirs, je reste dans l’effroi de mes mouvements incontrôlables, ceux de mes infâmes familles aux titres volés dans cet âge ancien où l'on usait du geste et de la ceste.