Au jour le jour 241

Ce n’est rien d’être, il faut subsister s’abstenir de tant et tant de choses, fronder, s’agiter, tendre et détendre des mouchoirs sur des quais inondés de larmes et de spasmes, pratiquer des durées, s’agrémenter d’un beau voisinage, laissez voir l’abrupt soi même sans s’en ’débiner salement. Je n’ai guère fait de moi qu’une brute éleveuses d’envies, impunie pendant trente ans, qu’un poseur inoccupé, un tâcheron du sens, l’habitude m’amis mille fois au plus proche et lointain des hommes, redonnant à mon visage ses plis de sicaire assermenté, à ma chance ,seule habitude de guérison l’heurt guerrier d’un margoulin du sentiment, la gène, la colère me sont venues avec le temps, quand mes membres, patiences retenues, ont été au comble du raidissement, au comble du ridicule, j’ai pris froid de tout et de tous, je veux dormir dans un intérieur approprié de prières.


Sans doute la volupté est elle un vaste coquillage dans la fondation du schiste et de la craie, de la plume et du couteau, aussi quand vient l’heure de la restauration, nous en faisons notre joie avec des rire jaunes de calcédoine et de cétoine, que nous donnerons à des enfants débiles d’une enfance sous les châtaigniers, malades et sans jugement. Qu’importent nos héritages, nos espaces sans entreprise, ces lieux où la pendule se regarde dans le miroir de sa vive mémoire, nous revenons toujours vers l’ivresse avec ses vertes liqueurs, ses amitiés froides et sordides, qui désolaient nos mères, elles nous l’on fait cher payer, nous sommes nés vieux, avec du latin aux lèvres, des cécités et des mutineries, des désordres obscurs, c’est cela pourtant que nous croyons respectable aux yeux de celles qui ne veulent pas des conjugaisons de nos amertumes, celle d’être et de devenir des hommes fatigués ,endormis à leurs sutures et coutures, vieilles coutumes de saigner proprement sans n’en rien dire.


Les grandes histoires de principauté de communauté ne vont plus devant des forges et à la bouche des naufragés qui se tarissent sous les verts  réverbères efflanqués  comme des soirées sans correspondance. Ce qui ne correspond plus au sabre malveillant est chaque être adressé à la course lente, nous ne voulons plus de  la pudeur du comité des orages, d'orangers amers, à trop  demander l’avis des belles parties communes, des  tables villageoises, nous regardons le ciel avec ses denrées rares se prolonger jusqu'à l'abandon dans les chambres sans charme au long de tapisserie moisie, là ne  sont  plus que quelques retenues, des anciens antiques comme des femmes qui marchent sur la tête, et boivent de la limonade rouge dans les jardins publics, trop rude, trop englouti est notre endurcissement ,et nous ne savons plus savoir si cela est notre lot si cela est notre sort.


Les plus belles et plus douces ,équilibrées des hommes, quand même leur chair tiennent au sol sont inquiètes, pas entre nos mains ,mais tombées dans nos nuits, et c’est ce qui les retient ici ,c'est le la musique des mots, acteurs avec leur appareillage nocturne, l'appétit qu’elle nous attribue ,rougir aussi, lire, elles vont et viennent, elles donnent des coups de pieds , pourquoi les prendre, pourquoi les retenir, une fois, dix fois, voici que tout débiteur tombe entre leurs dextres pour de la détente du pardon.


Au bûcher si mûr que le prix de vente va à la tromperie ,elles ont préféré la détente des emprunts à marcher sur la tête, comme des coléoptères qui persistent à céder toutes les coupons de la bourdonnerie, ça pendant cette transparence nocturne qu'on attribuait à la pesanteur des sources obscures d'un ange qui les a quitté, acheté, volé dans les plumes ,qui a perdu de son entretien ,de l'effroi ,personne dans cette herbe, dans  la moquette  d'autres qu’elles ne sont atteintes au cœur.
Les plus belles s'accompagnent à un entretien qu'on s'arrachera pour des concours gracieux, aucune lessive blanchie ne décolore plus les belles savamment exposées ,machin, truc ,bidule, image contre la vitre, la planche, en outre si elles échouent ici ,c'est qu'on complote, qu'on se bat pour elles, et s'en moquent, tutti frutti et passe-montagne, toutes les nuits ne sont plus avouées et la satisfaction est une drôle de cassure ,demain est un nouveau cas, devant les portes, dans la peine, nous faisons  semblant de partir, mais les choses de manière restent toujours sans azur dans le même noyau.

O douceurs ô matines
Ruban d’air apprêté
Au comptoir de nos jours
Tous ces enlèvements
Ces archipels ces anses
Maux choisis
Maux impairs
Rapts des capitales
Sont-ils à ton image
A ta vue égaux
O douceurs ô matines
Des villes où je grandis
Où tant d’autres blasphèmes
Plafonnaient
Comme des étendards
Et la taquinerie
De celles qui aux kermesses
Vendent leur cœur d’agitée
Sans qu’aucun de nous
Ne s’en soucie
Ne devienne même humide.

Entrejambe adroite
Bouche préférée qui se souvient
Moi magistrat sans toge
Péremptoire désuet
Avec toutes ses démesures
Tendu après le bain
La lèvre acide et lépreuse
Fraîcheur sanie
Sanie fraîcheur
Toute la panoplie d’un liquoreux
Qui exagère la caresse
Le sentiment adroit
La droiture vérolée
Pour du sexe et du désoeuvrement
L’ocre cri d’un illuminé
Sans la résonance
D’un réel désarroi
Croire encore aux rougeoiements
Des aubes épaissies
De leurs facultés à nous voir disparaître
Dans leurs tablatures
Leurs tessitures
En rose édulcoré
Quand après les combats
L’entaille les blessures
La noce sans serment
Ne sont que préconçus
Pour d’ennuyeuses amours.

J’arrive plein encore
D’incantations et de drames
De moratoires de crimes
Je lève des louveries
Pour que tu t’allonges
Pour que tu te noies
Dans mon sentiment
Mon paname c’est ta géhenne
T’humilier te trahir
Par du détachement
Quand tu m’étais
Serrée adroitement
Fausseté de faussaire
Voilà ce qui me tenait
Dans des outrecuidances
De voyageur sans billet
Voilà ce que j’aimais
Entre le trapèze et les asymétries
Les nôtres
Quand de nos inertes domaines
Ne venaient que des nuits
Sans boussole et sans fleur
Déliquescence et rectitude
Fallait il que j’en augure
Pour des débines sans viatique
Toi tu te souvenais
Tu me laissais jouer
Du parjure et du juron
Magnum et Whinchester
Tout diviser au tiers
Et le tiers ce fut un autre
Moitié moite de moi-même
Mais ça valait le coup
Mais ça valait par tout.