Au jour le jour 224

Six –heures, ça sent la souffrance et j'y nage comme occupé à l’agrandir ,cette souffrance  sur le plateau du  babil  a été prononcée à mon encontre, elle  se joue de ce que les débiles pourraient avoir  les mêmes, résolutions que je  favorise ,la souffrance sombre ciel d'arrivée, bête finale transmise par le transport transitoire, hors à se mettre dans l'action, ceci n'est pas mon extrême, ma lassitude non plus dans les incroyables ballets que les combats coordonnent pour des fantaisies qui jouissent de la stagne ,du  revolver à s'éroder par beau temps, dans des menaces qu'on n’atteint jamais, et que sauront fermer sur moi-même des mères sans enfant.

Prêtre du célibat, turbulent, piégé par des chiens, au corps de rage, la matière même de ma colère est cette cartomancie aérienne qui tombe dans l'escarcelle de ceux qui m’ont précédé dans l’étrangère qui s'énerve avec ses sens ,sa frénésie des formules toutes en  injonctions. Loin de me lisser dans une perdant de sa dignité, parmi les carcasses froides, menacées, par  des hommes  descendu pour le baptême de l'absence qui gouverne ,j’ai des accords plats, j’accoste au sable dans  les crevasses avec ma cuirasse, de frapper ce sentiment m’est d’un corps creusé, transi contre les remblais.

Nous célébrons la vie  qui devient solide et sert à des acceptations  de soi-même ,l’horloge  horrible à beau en vouloir aux années, à des billets d'astres elle  reste à jamais la même, est conçue comme une  soupçonneuse attentive et outragée, elle  avance en prêtresse dans la pousse  des cellule qui ne se décident pas  à émarger de mes révérences. Mon monde, c'est mon affection des reproches ,mon cher désastre du démon de cette  maison que mon labeur entretient comme du plâtre aux heures froides, là où les époux ont matière de santé, sujet de la lenteur rassemblée pour le frémissement, je m’éventre alors, menaçant des troupes que je ne peux corriger, les carrefours scelleront ma hâte ,si  je m'assois à une table  où je voudrais ralentir la fatigue, la violence du temps.

Aux scandaleuses oreilles de foudre au loin du pas, le pire des prodiges répond à un nouveau nom, les indicibles menaces de l’ombre survenue sont tranchantes comme la nuit, et la douceur n’est plus une promesse inédite. Mes chroniques ne vous sont pas interdites, ces vieux drames qui voyagent sans ciller, mon loisir est révélé d’une essence future, sollicité par vos chants et votre âme au grand désastre d’une chair qui m’est soustraite. J’ignore les relais d’azur sur votre visage, l’arc de vos yeux plus grave que la terre qui me déporta d’un pays à la redevance d’une langue altière, je ne cède pas à votre aînesse, pas plus qu’à vos passages arides, je fredonne vos nouveaux sceaux, celui dont rêve les rois adorateurs, les mages au lieu de l’exacte naissance, ne l’oubliez pas…

Si vivre est une grande figure de rêverie, je  veux, avec mes écritures inconsolables de n’être pas dans le cirque de mon élémentaire jeunesse où je me cachais de mes balafres surannées, ces fossés aux ruisselantes couvertures prises au ciel gangréné de froncements sombres et austères, tout ceci je le mélange avec mon double redoutable et fastidieux, rameur du fond des eaux qui me terrorisent par leurs haleines fétides, j’accroche la fourche de mes gardes, les prédictions de mes textes défaillants à une échine que je ne courberai pas aux sales existences, si ce n’est sur les rives futures où je serais de libre conseil et réveil, je n’oublie pas de passer du violet de vos intentions au vert de mes inclinations d’hier, pour mettre au fait cet agencement de sceptres pris dans la lumière qui n’est pas au large de vos ans, et tant de descendre en moi, me ramène à vos berges, là où des cygnes au long cou de clou et de lutherie viennent à vos mains pour y piqueter les restes de vos nuits…

Femme moulée d’une aube mouchetée, vous venez à moi avec vos façons de délinquante, de harpie à la course et aux yeux parfaits, à la course agile, j’élève à votre rang, à votre nom, une résistance de sommeils en bout de chaîne avec vos anciennes méprises, je ralentis mon pas et mes nuits sont terrifiantes de votre corps absent, je vais sur les pavés où fleurissent vos attentes avec mes épées foisonnantes pour tailler dans le souvenir ce que vous me refusez, ma compagne d’équinoxe que ne vous arrêtez vous pas à mes radieux automnes, là où j’étais muré dans vos gestes et chansons, ces antiennes aux faces inédites et doubles, avec ma douce violence et mes calculs, je regarde les tables des bistros où le café murit de vos savoirs de lui et de ses fleurs, je mets mon être dans les larmes et lames du diamant qui déchirera vos opacités, quitte à légiférer sur nos jours aux titres de sanctuaire je préfère m’érafler d’espoir, et tout relève  ici votre visage, votre sang avec ses épiphanies où la fève n’attend que de croître de vos connaissances d’herboriste dans un magasin à la fraîcheur d’ancolie malade de n’être sur la prodigieuse terre qui pourrait nous nourrir l’un et l’autre.

Signataire d'une jeunesse navrante, insoupçonnée et douloureuse, je nourris un peuple sans audience qui prophétise et crève dans un désert. D’aubes en présences de jours, je me méfie de l'homme souillé de solitude, et gagné par mon pauvre pays de rancune et de midis sans perception, je perds mes muqueuses à l'instant même où change la course lente du soleil, c’est là que je vais à mes versants abrupts m'y déverser en salaisons. Ma chance est d'une extrême pointe saisie de cigüe, d'ébriété, de renversements de sens et de sentiments, parmi les hommes mangeurs de blé et de rognures, je répercute ici la blancheur des hautes traites sur les ubacs humides comme les feintes mal adressées ,et pour remonter le cours du fleuve, nul apprêt ne m'est donné, fut ce la respiration, mes alliances vont alors de la pluie à la plaine pour des exils aux royales sépultures du seigle et de ses ergotages, cambré comme une ombre mal portée, je me retiens de me fourbir d'eaux rances ,saumâtres comme des nuits sans odalisque à rêver, je sais qu'il n'y a plus rien au delà de moi, si ce n'est un homme qui marche, qui ruisselle d'oublis et de rotures, et je m'endors, inconsolable avec au cœur des cantiques d'herbes et de roches..

Si tout nous incline à la frayeur et à l'usure, je retiens ce qui file entre les doigts et les ans, je me reporte à vos immenses courbes au lit guerrier que font et défont les mendiants et les gueux avec leurs indicibles grèves. Ce que je distingue dans les limbes et les landes, c’est l'enchevêtrement des portes que vous laissez ouvertes, c’est ce soir d'hiver où bombardé d'impasses que j'ai fui pour oublier vos hésitations roussâtres, pour ne plus entrer dans votre prudence. J’hérite d'un embarras, drap jeté sur un corps pour ne pas vous montrer mes soustractions, ne m'en veuillez pas, l’homme qui veille n'est pas un bourreau dans une arrière boutique où il refourgue ses antiquailles et sa rouille violacée par le dépit, j’apprends de vous le fléchissement de mes acquisitions muettes, l’âge d'une détente, d’une entente, d’un autel où nous dresserons des tissus impressionnés pour entrer en terre de combat, prenez en compte que je ne me suffis pas, que votre place n'est pas dans mes ivrogneries ,mais à la douce treille ,dans des chapelles basses où il est plus aisé de dire le nom du fils de l'homme, ne tendez pas une corde contre la course des chevaux qui vont fouler le blé pour un grain d'ivresse et .de beauté.

Et de tendre toujours

L’oreille au cher bonheur

Odorant d’une conscience

Qui n’aura rien admis

Que cet or mortifère

Qui viendrait des maîtrises

Où d’autres caractères

D’orthodoxes méprises

Du mot de son mystère

En faces dévoilés

Comme un grand ossuaire

De morts à volonté

Entre fusils et ponts

Entre glorioles et gloires

L’homme est un mur conquis

En grande autorité

Et l’enfance qui dort

En mémoire liquide

A la taille des marbres

Qui iront à son nom

Mandorle parodiée

Sur des réquisitoires

Là où des visages gris

Comme autant d’impudeurs

Voudraient légères nos vies

Mais grandes nos somnolences

Puis chacun à son gré

Libre de consentir

S’en irait à la houle

Qui roule sur les filles

Mettant la main au front

Sans injure ou promesse

Pour une ardeur nouvelle

Et moins de petitesse…

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Paupières anéanties

Si tu touches à la pierre

Si tu lèves

Dans l’invisible chant

La note l’inflexion

Où tremblent

La lumière la rosée

La grâce

L’ambigu parallèle

Dans ce qui s’aère

Traverse l’espace

Se noue à l’air

A la mer au ciel à la nuée

Entends les semences

Retourner à la terre

Et maintenir l’homme

Dans le champ qui l’emploie.