Au jour le jour 200

Ici est l'exemple glacial

D’une montagne et d'un tremblement

Dans une niche communautaire

Où se dissolvent

Les heures tremblantes

De nos chairs aux amers cosmétiques

C’est l'homme illustré 

Qui est une cataracte

Une cécitéUne sale texture

Couverte d'une fiente d’étoiles

Cuisant dans un four ordinaire

Nous recouverts

De bandes plâtrées

Nous attendons

D’arriver à la frontière

De la franchir

D’aller dans un pays introuvable

Où une femme

Qui se tend par la tempête

Nous offrira les bras

Pour de nouveaux tremblements.

Le sable au cœur du scaphandrier

Il est dardé comme une guêpe

FluorescenteIl fait goutte

À la poitrine ouverte

Comme un arbre squelettique

Avec des bactéries

Dans l'ampoule

De ses pattes herbeuses

Celui qui respire

Rongé comme un mormon

Il a manqué d'être honnête

Il va dormir

Dans la terre

Avec une casquette

Sur son crâne chauve

Et sentir

La putride connaissance

Mouler ses occiputs

Il sera alors 

Cotonneux et sans effet

Comme une pierre plate

Dans une main trop timide

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Battent à chaud
Les tétines d’un agave
Aux bras lourds
Humide d'une rosée  de serpents
Salive d'une nuit sans retombées
La digestion des morts
Se fait dans les caves
Régulièrement
Soumises au sommeil
Les femmes glorieuses
Atteintes jusqu'aux yeux
D’amours intérieures
Ont une langue de polissonnes
Aux fesses légères
Aux odeurs de naphtaline
En mémoire
Elles gardent
Un bain turc
Flottant en une demi-lune
Pleine de morsures bleues
Et d'urine.

A tant voir ce visage
Au souhait d’une flamme
Brume d’enserrements
Et de cris retenus
J’en oublie que levé
Pour la course aux orages
Je mourrai incompris
Dedans mes chers veuvages
Que rien n’arrive seul
Que je n’ai pressenti
Comme un sang contesté
Et inondé de pluie
Au bûcher où s’anime
L’âme perdue guettée
Dans les branches de nacre
D’un printemps foudroyé
Aux yeux mouillés des nues
Quand l’impudique bête
Y décharne les siens
Pour une noble conquête
Avec ses huis blanchis
Qu’il faut franchir sans cesse 
Comme on reste figé
Au mitan des tendresses
Crues et recrues encore
Dans l’immense faiblesse…

 

A tant voir ce visage
Au souhait d’une flamme
Brume d’enserrements
Et de cris retenus
J’en oublie que levé
Pour la course aux orages
Je mourrai incompris
Dedans mes chers veuvages
Que rien n’arrive seul
Que je n’ai pressenti
Comme un sang contesté
Et inondé de pluie
Au bûcher où s’anime
L’âme perdue guettée
Dans les branches de nacre
D’un printemps foudroyé
Aux yeux mouillés des nues
Quand l’impudique bête
Y décharne les siens
Pour une noble conquête
Avec ses huis blanchis
Qu’il faut franchir sans cesse 
Comme on reste figé
Au mitan des tendresses
Crues et recrues encore
Dans l’immense faiblesse…