Au jour le jour 171

Lorsqu’on fait aussi bien que celle qui se dévoile sur les pavés, on peut flotter au vent,ou se retrouver  dans un train de banlieue qui va jusqu'aux vallées envahies par la mer, si la licence ne nous rend pas délicat, nos gestes deviennent d'immenses grèves où ne se suspend pas l’hostilité, nous badinons alors avec des virtuoses qui passent au crible chaque mot pour en faire des chutes en altitude, ce qui ne leur vaut d'ailleurs aucun tourment, et leurs occupations professionnelles ne s'en ressentent pas, il passe  à travers leurs jalousies une lumière tout en surface qu'on peut accorder à un roman-photo ou à une balance Roberval, tous deux font le poids de nos libertés, calibrées  comme un revolver et avec lequel on ne tire pas.


Je penche plus d’un côté que de l’autre, et si je monte aux arbres c’est pour y mettre un filtre qui transmettra mes coordonnées à des tireurs d'élites qui font la grimace devant les voiles triangulaires du levant, ils ont en main des masses de métal à base de carrés saillants et des chaussures plus élégantes  qu'une croyance erronée, leur activité sur le terrain consiste à lambiner pour ne pas faire l'erreur de travailler, ça tient de la réussite et de la fainéantise, c'est aussi une façon d'éducation reçue de leurs ancêtres qui subissaient la vengeance d'un dieu impressionnant qui procédait inconséquemment,tout comme  moi, autant dire que nos deux personnages ont une mâchoire de fer prolongée pour bouffer de la rouille.

Dans  le culte passionné du corps enrichi d'éléments de décoration, la première personne qui s’y présente met sa tête dans un baquet poussé à un  haut degré d'humidité, ce qui peut prêter aux railleries et conduire à de petites maladies, comme la connaissance de l'eau,ou à celle de la bouche qui ne comprend pas mieux qu'une autre, celui qui reste en place a des projets aux entournures et sur les règles prescrites d’un visiteur médical, il lit des actes notariés, c'est la folie de l'enchantement ou pour l'euphorie simple qu’il le fait, ou alors pour les deux à la fois, il faut s'exclamer haut et fort que du soulagement peut venir si on fait des économies d'énergie avec les parties basses de nos tripes.


Pour abaisser la température des affaires franches il faut une discipline de fer, ou boire un vin estimé par des dignitaires qui ne sont jamais dans de dangereuses situations, les bêtes à cornes confessent ce principe depuis longtemps et se maintiennent loin des oubliettes,car leur  approche peut finir dans l'existence et dans la preuve d’une chiotterie d'un serpentaire, ou d'être rapiécé avec des bouts de tissus qui ne prennent pas la lumière, je ne souhaite à personne d'être  dans cette légèreté de l'oubli qui peut coûter un mauvais sort, des coupes et des coups aussi nets que cet axe qui tourne autour d'un essieu central pour faire avancer la vie vers des aspirations dont le cœur même est un provincial sans cesse remis en cause.


Comme je ne distingue rien qu'un monde immonde en demi col enfoui  dans les steppes, les créatures qui viennent à moi ont des arrondis en maints endroits du corps que je peux caresser  sans les effrayer, pour leur mettre un frein il suffit de les décélérer dans leur attelage, et pour cela je ne dois déborder en rien, il faut de  cape et  de justesse leur dire à l'oreille des mots qui ne soient pas d’effroi , puis c'est en ligne droite qu’ils filent sur des pistes avec désinvolture et une tranquillité qui ne sied qu'à ceux qui n'ont pas de la poussière aux yeux, à cela j’ajoute qu'il ne s'agit pas de bêtes effrayantes, mais de  simples créatures avec des pattes, avec une queue et un museau  qui sent la niaiserie.

Ame de fer  et de sacré

Aux marées  éblouissantes

Tu es sur le chemin

Des ramasseuses d'éteules

Il te faut descendre

Dans tant de corps

En gravité secrète

Que les jours humbles

En deviennent

Des ors ruisselants

Qui vont aux rivages désolés

Entre le front des montagnes

Il arrive qu’elles gèlent

Tout comme toi

Lorsque biseautée 

Par des leviers sans âge

Tu vas dans un ciel noir

Et pour ne plus te nommer

Nous les hommes

Descendons dans le puits

Voir notre propre cadavre.

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Fades et mornes portes brûlantes

Qui ne s’ouvrent plus

Qui les pousse

Pour entrer en ta demeure

Quel voeu

Faut il faire

Pour t'arracher à tes bruts velours

À ta défaillance

À tes carrés de ciment

Il me vient parfois

L’idée d'une fille

Qui crie à travers l'incendie

Avec le fracas du cristal

Dans sa maison de suie

Mais la gaieté

N’est plus mon lot

Pas plus que le sauvetage

Et c’est de foudres et de vins mêlés

Que je m’embourbe

Dans le même incendie.

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Ne montons plus  vers les orages

Pas plus que vers le nouveau ciel

Laissons l’air à la suie

La suie  à la semence

L’amour dans son terrier

Les fellations

Dans leurs combinaisons

De neiges de noyades

Qu’aillent au minéral

L’amitié insincère

Les rats qui vont mordre

Les mots fiévreux

Des pestiférés

Complices de nos enfermements

Que les bouches se scellent 

Que toute peau de brume

Soit laiteuse au soleil

Que tout s'éteigne

Que tout flambe

Ne nous arrêtons pas

Continuons.

te mort qui est déjà là.