Au jour le jour 164

Les photos de mon trouble sont  subtiles, irréversibles, je les  place devant les schèmes pour des visions vives sans mettre un frein à leurs excès, la légalité les prémunit d'un fixe travail, et bien que voulant représenter des prêteurs excités, ils restent d’ailleurs  divisés afin d'observer le secret de leurs servantes et de leur savante musique, c'est en descendant les escaliers qu’ils sont pris d'un malaise difficile à expliquer, et finalement ils font la bête à deux bosses et retrouvent la constitution d'un qui porte son attention sur les courtisanes, les caudataires, les coulisses, là où la douleur n'est pas un degré ni une angine de poitrine, mais un mal de cœur avec un chapeau claque, une chemise à carreaux, et ne va pas aux soins intensifs.


Le mécanisme des déités qui bouclent leur ceinturon pour aspirer des ogres, respirer l'eau, a une atmosphère immatérielle, il tient d'un déraillement des sens, du cosmos parfumé comme une ancestrale gamme qui parle de l'enfance, et d’une nappe de filet marin qui ne participe d’aucune identité, dans la grande clarté des bijoux aux mains de ces mêmes, les filles nubiles vont boire afin de  les attrister, il pourrait en être ainsi d’une femme qui ira communier  dans une ancien commissariat du ciel, mais rien ne se crée de plus haut que ces prisonniers  qui n'ont pas de place dans les privilèges, car ils ont crié trop tard leur engagement pour la frénésie, puis rattachent à leur manque de courtoisie un autre manque qui va sur des terrains de chasse trouver la gloire.


Lente et lourde

Sans partage

Avec ta chandelle morte

Tes lieux fortifiés

Pour t’y sacrifier

Qui t’a mise 

Dans cette maison

Extérieure à elle-même

Mangée par les vers

Aux pâles reflets

D’iris et de nacre 

Ta peur est d'être claire

Tempérée  vivante

Ouverte terrestre 

De mourir

D’étroitesses et de renoncements

Et ton  miroir

Est un grand regard céleste

Tu de mon départ

Je reste 

Cette solution qui arrive 

Par derrière et qui passe.

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Le premier qui déborde

Il ne peut s'en aller

C’est un monstre ravissant

Au cellier du ciel

Avec ses doutes

Le même malheur indigne 

De la faucheuse

Harassée dépareillée

La poubelle de l'innocence

Est une variation

De notre monde clos

Avec dans ses diurnes abandons

Une blancheur parfaite

De vague de dru 

Et dans ces automnes

Où est le crépitement de l'or

Me revient au visage

Comme des pleurs secondaires

Celle qui n’a  pas choisi

Un égal

Et cherche un nouveau charme

Qui la conduira au bûcher.

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Mon désir

Est un désir de gestes

Augustes sincères et suivis

J’alimente ma vie

En étendant l'espace

Le jour aux herbes grillées

Le temps profond

Les communautés équitables

Sont mon territoire

Mon état est une conscience affable

Une éclaircie

Un soleil dans une aire de jeux

Le dérisoire de mes impuretés

Est une folie mineure

Avec des mots terreux

Si d'avoir été tenté

De m’arrêter me tord

Je fais de mes anciennes amours

Une reproduction de cours

Et épris des sens

Je suis toujours

De la poussière sur un miroir.

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Autant de présences

Que de brûlures

Que de couleurs sorties de l'ombre

Seul par le conseil inconsenti

Je suis responsable

D’avoir été consolé

D’avoir été assisté

Par celle que tu fus

Qui  veillait et qui venait du vent

En présence enfantine

Et l'accueil au couteau

Fut un clos moins céleste

Que tes mains adroites

Tes paupières se sont  refermées

Je n'allais pas à ta marche

J’étais cloîtré dans mes dommages

Avec mes fruits blets

Mes épis lourds

J’ai regardé se fermer

Les portes les fenêtres

Sur mes nuits sans savoir.

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Quasi relégués dans les menteries ménagères avec nos petites chéries  blanches et  tièdes nous nous rassurons de notre fatigue avec nos visages sales et détrempés, notre quiétude n’est plus un exemple sérieux et tout ce qui nous tient lieu d'étude et d’une langue qu'on me parle plus, nos persévérances,nos  allures, nos maniaqueries sont des génies de circonvolutions entre la paix représentée dans de fausses couleurs et la froideur d’un corps qui déserte le quotidien, c’est le produit de la vie que de le mettre en sommeil  pour oublier ces antiques filles, ces sombres entités qui nous furent tant contraires, et notre goût devient notre amertume au grand rôle d’endormi , la violence de nos plaintes est humide de ces atomes aux souverainetés de vide et l'écume qui ont blanchi nos tempes et toutes nos obscénité ne font que de nous endormir à une nouvelle patience humaine.