Au jour le jour 162

Pourrir par l'habitude de rien délivrer,et aux sources du ciel voir des visages nus, la tombe idéale où le monde décline, entre-temps arrive l’abrupt vie vécue de tant d'ennemis, le vent renforce ses arrêtes aux machines allumées, les fameux troubles sont de multiples vitesses ou des nuages bas pris à une autre peine, et même d’essoufflements propres, nous partons sitôt qu’ un astre de malheur se perd en toute humanité, c'est  ici que l'aile bat au cabaret du temps, et chaque homme qui s'éteint n’a pas été absent, aussi attendons nous de nous des saisons, une des formes autorisées au son des oraisons, et le chant qui monte de la route basaltique conduit  aux souvenirs devant et derrière soi.

Au bas ciel étendu par les chants écartés montent par plaques osseuses les lourds devants du temps, nous, nous travaillons, nous regardons les ricochets de la vie dans un monde qui ne va pas plus loin qu’une lunule, chacun tourne le dos à l’ombre qu’il fut, la poussière est une croix sur une stèle, la  stèle est entre l'homme et la terre, la terre se détache pour prendre part à la course aux mains liées, puis la couleur est abandonnée sur des pierres qui ne résonnent pas, chacun s’est dispensé et dispersé de lui, les voix ne répondent plus, elles parlent d'un esprit qui n'en a pas, les yeux peuvent rendre les lampes des jardins nulles, tout est humide sec, et les deux sont des trous dans l'unique lumière.

Au doux mal de toi ,rejoignons la chambre, monologues à nos lèvres muettes, faisons le  noir de nos solitudes, repassons nous  ces histoires d’avant l'oubli, soyons des despotes qui revendiquent la nuit, avec  des chansons rejetées aux fenêtres éteintes, aux tisons, à la force de nos corps, n'ayons pas à prédire le pli des mouvements, rapportons le silence à nos faces et préfaces, qu'il soit notre nouvelle hauteur, notre  nouvelle peur, perdons patience, regardons cette photo qui nous habite et qui nous noue aux saintes  habitudes, ajoutons des idées à nos mains traînantes, penchons-nous par le ciel et vers le ciel, le soleil, pour les guider à nos abandons, que seul je tienne ton visage, la preuve de la distance avec ses chefs inclinés, faisons les endormis parce que nous nous aimons et que la lampe ne se meurt pas.

À la fracture informe de t’aimer, j'ai pris les âges morts,les angles étroits, et toutes les percées, infidèle aux pieds nus dans la nuit de ta voix, toute lumière m’atteint où je ne l’attends pas, et de paix  branché à l’herbe et à la  feuille, je peux te prononcer en prenant autant à l’un qu’à  l'autre, combien même découpeur des soirs appesantis ,je t’apporterai des ans tremblants et toute ma panoplie, ici, là,  j’appelle tes transfuges de me vendre aux prêtresses  nombreuses de leurs valeurs, et je doute à nouveau contre le trouble et toutes ses suites, j'ai comme en art de  m'en repasser des heures intactes aux éléments de notre temps, et les durées inoculées dans mes veines se ressentent de mes déductions , de tes jours ruisselants , je te donne un valet  qui tremble et se retrouve.