Au jour le jour 163

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Le climat d'un luxueux hôtel,on le doit à tous ces plats mis en boîtes entre lesquelles nous déplaçons des unités de temps qui font date en tentations tangibles, et ceux qui les fréquentent mouillent leur chair et leur chemise avant de raconter des bobards, ce qui ne fait pas scintiller les fébriles, fébriles de nature, on voit alors apparaître du bleu sur les murs comme des artères sur les planches  d'autres théâtres où la crainte est d’être mal vu, le batteur de haute voltige s'y arrête également et parle d'un empereur romain qui usait d’un ciment spécial pour construire un édifice qui irait à la lune, mais même sorti du néant cet ouvrage toujours mal calculé s'effondra aux premières vapeurs du jour, on n'en avait pas bien fait avec les théories savantes, les ouvriers refusèrent de nouveaux travaux qu’il était si douloureux de commettre avec leurs pieds, textuellement ils n’étaient pas dextres, à la vue c'était des hommes sans bras.

Et si dans  les temps qui sont en d’orageux jardins tu étais d'une durée qui m’éclaire, irais tu m'attendre derrière la nuit qui se morcelle aux fractures solaires, avec tes cheveux gonflés comme des nappes dans le vent qui les dénoue, il rentrerait en toi alors  certaines de mes lignes et non réclamées, pas même dans la mélancolie, moi je relis blessé sur le cadran de l'horloge, l'ombre des aiguilles qui s'excède et s'exténue des rets par les heures trop longues, celle-ci les conserve en bâton brut plaqué contre son revêtement d'ébène, dis-moi si c'est encore du jour dans tes décors, si ta musique s’apprécie au sommet de ton cœur, qui n'a jamais été mon ennemi, écoute ma voix qui fait figure de phare qui pourrait te conduire aux nouvelles berges et où je resterai..

Courte vie

Que celle

Qui est sous le soleil

Dans un champ clos

On peut voir de nos lucarnes

Des cortèges

Et entendre

La voix des hommes qui finissent

Leur labeur

À regarder les astres

Les oiseaux les lampes

Tous deviennent des feuilles

Le temps passe

Devant et derrière mes paupières

Nous attendons le sel

Qui a un nouvel éclairage

Qui se bat avec les mots

Pour le ravissement

Puis c'est dans l'air vibrant

Qu’on avance

Pour voyager ou pour mourir.

Le froid nous rappelle à nos craintes, au mortier, aux cornes sèches d’un temps qui tirait à lui les rideaux piqués d’essaims d'insectes morts, les mois avec leurs galons épaississent les bougies et la maison se referme sur l'agitation des voltigeurs qui au ciel montent  prendre du cristal qui ira au bal éclatant, j'attends doublé de laine blanche l'appel de l’épaule contre laquelle je pourrais prendre un appui, et l'attente m'est un cadavre de plus sur le grand cadastre des jours où personne n'a  de religiosité ni de régularité, c'est dans mes communes mesures qu’il me suffirait pourtant d'être à la hauteur quand tu apparaîtras à nouveau, sortie du premier rang comme au temps où tu étais la bonne élève à tête humaine, et au point le plus bas de moi tu me diras que l'horizon est découpé au niveau de nos mains.

C'est une femme au langage clair qui de la marche la danse se vêt d'une chair où l'on glisse définitivement pour parer ou se cuisser de l'avenir, elle est mon assemblée générale, la paille jetée sur litière, ma pavane et mon coquelicot, quand se produit le domaine de la gourmandise, elle me nomme pour la comprendre et pour l'aimer, et ma bouche prolixe cède aux attractions de sa chair comme un noyau mobile, elle a aussi pour m'engloutir de grands yeux sombres qui saisissent toutes mes interrogations et je la tiens pour haute, lorsque les dans mes zones attractives comme une grande virtuose du bord de mer elle s’étale à la foi, à la proue et à la poupe de mon corps qui ne peut rien lui refuser, et si elle me saisit, ma nature va de la sève au vin qui m'endorment aussitôt.

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Ceux qui sont présentés en prières ont bu du mousseux, c'est un moyen de transport dont ils ne souffrent pas, et la  coupe pleine laisse apparaître des arcs qui sont aussi bouclés que dans certains palais, les pochards poussent alors des pointes dans les longs couloirs et sourient inopportunément devant de grands arbres gymnospermes, et ce qui est devant en guise de franges,est d’un mouvement lourd, il arrive alors que d’un violent  coup du front ils les fasse choir,vient alors un chef d'équipe effronté, qu’aucune nourricière n’a gâté en lui déversant du lait  de son cœur de bête, évidemment le crasseux s’encrasse, c'est pourquoi il remonte sur sa bécane et va faire des tours de piste où l’on tourne un film dont le scénario ressemble intimement à Jean Luc Godard en temps de crise.

Dans les lieux de pâture des lambins font obstruction  à des hases qui sont en avance pour une conférence, celles-ci émettent alors des indications de renvoi en forme d'un langage clair, les marmots aux énormes crimes, les collets en fait, se rassemblent pour faire un traitement  qui consiste à surprendre leurs mains aux creux des filles qui viennent les bénir de leurs seins, ainsi consacrés, ils peuvent s’étendre contre les animaux sans faire un tour dans leur terrier,et cibiche sur cibiche, une fois en prise avec le fumet, ils le leur soufflent  dans les naseaux, et ceci avec une précision extrême   qui sent l'orge et l'avoine, puis lorsque le textile d’un lapereau se tend, ils le marquent avec une règle à dessin sur les pattes arrières,puis  s'en retournent en classe faire des remarques à ceux qui ne se sont pas échauffés des mêmes faits.

Les boites à bijoux sentent le fourrage et  les pieds effilés en trames dramatiques qui  toutes servaient à des mythes quotidiens qui savaient se rendre  à l'intelligence voulue, bien que ténébreux les reptiles aquatiques  font dans l'intensité des échanges de tiers, et ce qui sort de leur port est tout aussi mystérieux qu’une naissance à voir,ou qu’un chamois Pyrénées, ceux qui sont le plus vite hors de la cité profitent du vent, les particuliers nés de la décomposition s’avachissent, et ne composent plus du côté de leurs actions qui sont apprêtées comme des pièces de transmission, ici encore cent pour cent du personnel au sol est mécontent de ne pas trouver de locomotion rapide, et les milliers de familles concernées misent sur une  double parenté et une double paroi, tout ceci dans un ensemble de règles déterminées par ceux qui prennent la parole.