au jour le jour 147

Nous sourions de nos violentes saisons jusqu’à revoir nos actions perdues et nos fils ouverts aux promesses vont avec des femmes qui les punissent de leur puérile éternité ce qui nous est du à beau fleurir dans les vergers violets rien ne nous apaise plus quant à ces émeraudes ceintes à nos fronts ce ne sont que des cailloux pour racler une tendresse sans vernis et sans fard nos hontes et nos colères remontent dans nos aortes nous sommes devenus graves ici encore pour faire monter les jeunes pousses de la terre  jusqu’aux signaux du soleil il faut de l’audace des mains adroites c’est pour cela que nous jetons au vent ce qui le pourrira davantage que si nous avions ri de nos saisons d’homme…

Dans ce pays brutal trop de gammes de cris d’orfraies d’étreintes de bandonéon de lignées aux blondes chevelures et les garçons muets avec une tulipe contre le cœur écrase un orvet sur la face des morts hors de leur corset comme ils sont dévastés comme ils schlinguent tous ces hommes étroits de n’avoir plus de souvenirs de souverains d’envies palpables  que les sens entretiendraient trop de fanfarons de jocrisses vont viennent et les filles leur deviennent des jouets aux saintes faces pour de d’adipeuses factures trop de revers pour ce petit monde trop d’objets sur leur base trop de bottes d’ordres de visières et pour ne point la nommer trop de cette autre qui reste sous les éteignoirs…

C’est une fille de manège et de carrefour qui se fend d’envoyer des lettres obscènes à ses favoris qui sont des mécaniques huilées comme des tiges de jonc quand passe au ciel un air d’orchestre des oies cousues d’habit d’or elle attaque les coquins avec ses pas de danse et à grands coups de seau et d’usage qui vont de la parole au rubis elle leur fait le coup de la chienne rompue qui passe sous les fouets sans que son échine n’en retienne rien puis solennelle pas abattue elle qui entend la musique comme une voix sacrée divine pleine d’anthracite et d’éclaircies elle s’endort quand passe la fête douloureusement petite dans les commentaires des inconstants...

Nos frêles mains sont des poches froides cotonneuses pleines de cailloux que nous jetterons contre ces visages blottis sur le gel des carreaux visages cadrés dans des cerceaux des serre-têtes mais l’égard que nous avons pour la mémoire des orages nous retient de route démangeaison nos poignets sont pourtant immenses et nos mains levées pour d’équivoques jeux celles qui maintiennent toue chose hors du cercle de la barbarie hors du cercle des poupées des furieuses peluches toutes effrayantes avec leurs nœuds gordiens et leurs contenus aussi pour ne pas oublier que nous doigts sont gourds piqués sales nous ramenons nos chiens vers des caresses nos boucs vers des autels où nous les immolerons sous les ostensoirs et les scandales…

Où meurent l’obscur travail les saisons violentes la vie les fenêtres ouvertes pour le passage de la pluie dans les absurdes répétitions du vent et de la surdité sont des musiques où l’on sent du mariage et des enterrements ici nul ne vient s’encombrer de nos mémoires ce que nous tenons dans nos mains s’est rompu à la triste chair des files qui se sont retirées dans d’autres nuits d’autres soupentes d’autres vestiaires le temps est une blanche calamité je bois l’amer vin des messes convenues m’endors tel un moribond dans des draps qui ont pris la forme d’un corps que j’eusse aimé je veux rêver d’une autre voix d’une autre vie qui ne me réveillera pas sur le gravier d’un cimetière…