Au jour le jour 131


D’odeurs assassines levées pour la seule survivance d’un éros de naphtaline manquant de saveur sentant le sexe étroit des ébats abrupts voici mon esprit dérive d’un homme que tous les objets ont devancé par leurs chagrineries d’automne et de pluie passager désireux de ne céder sa place qu’à un mort solide je vais dans la nuit me planquer de mes pauvretés ma conscience en appelle à vos bras primordiaux à votre bouche elle ne va pas à ces filles sans douleur disposées à remarquer la mienne pour une promesse d’aube d’espace dans les salines temps de torts de torpeurs de dérisions de fumisteries chenapan qui tient trop compte de ses broches volées dans les maisons de maître je n’ai plus l’idée de l’amour qu’ai-je encore à ménager qui ne tiendrait de la déveine de la dérive du ressentiment si ce n’est ma charge d’homme avec sa volonté ses accords et ses réticences…

En dehors de ces apparats torture que la réalité place aux points les plus noueux de l’existence qu’existe-t-il si ce n’est de la belle inespérance de la sottise à vouloir aimer là où aimer est à sa juste place celle qu’il faut intégrer à son instinct aux beaux instants qui ne vont pas dans la mortification je suis devenu sommaire esclave d’une douleur inconsentie armée de glaives d’injures et de rancunes le glaive pour frapper où ça trimballe du sens l’injure pour ouvrir à sa folie la porte des maisons charmantes la rancune pour croire qu’on est resté un enfant inconvenant dans mes écarts où toute chose est entachée d’un devenir ordurier sale mes nerfs pèsent mon sang tout autant aucun traitement qui ne m’aille le silence seul n’est pas une ruine médicamentée outrancièrement voici ici mes sœurs d’éternité les anciennes amours prises dans les délices de la chair et de l’émoi l’amitié coupable qui est devenue sèche nulle valeur ne me va plus je n’atteins plus à quoi que ce soit d’essentiel mon arrogance fait se débiner ceux que j’aime j’ai trop péché contre tout et tous je vais dormir avant une dernière auscultation renégat que je suis et qui relève des concrétions les plus acides les plus âcres…

 

Que s’arrêtent ici mes vaines ordalies mes apparences ma sainteté originelle mon infatuation ma tristesse celle où je lévite tel un type plein d’aisances et de drames n’a d’égal que le savoir rempli de lui-même qui n’a pas de successeur qui s’appesantit en moi par la somme des mouchoirs retirés de mes poches pour essuyer mes pleurs j’ai pressenti que dans toutes les formes mesquines des héritages l’intelligence ne grossissait pas ma pensée qui s’incline aux tourments se refuse à dérouiller ses chaînes il y a bien dans mes retentissements quelque façon de dire que je veux m’accorder a à Dieu voire aux hommes ce n’est hélas que la gestation d’un buveur honteux je cherche donc à devancer demain dans ma stupide avidité à vous retenir à lever vers le ciel mes prières mes psaumes prétextes à des joies vieillissantes je me fais fort de vous le montrer vous n’en retenez rien telle folie m’indispose une nouvelle fois telle folie est ignoble connaissance..

 

Dans les plus simples de mes lignes je mets en général cinq militants pris dans l’ordurière pandémie que crée un prince halluciné qui considère comme essentiel les deux éléments de sa vie le ciment et une dame qui se drape dès le matin d’une austère mantille j’ai rarement pris le parti de celui-ci puisqu’il entrait toujours en guerre sur un coup de tête racontant alentour tous les mythes nés dans son sombre palais situé entre Charleville et Charleroi celui qu’on distinguait clairement sur la route où s’alignaient des arbres morts des hommes sans le sou burlesques mendiants pleins de honte dans cette région libérée par un inventeur qui n’avait aucun intérêt pour ses créations quelques clients maladroits venaient rencontrer le prince et l'auteur pour parler librement du climat puis tous se quittaient affranchis altiers pour aller dans l’intimité de la parabole que beaucoup considéraient comme une malfaçon d’allégorie…

 

Les petits mariés marins bretonnant se saoulent bien davantage que les imams avec leur appareil à levure et la marée humaine que des gérants de l’ordre des shoguns mettent à vile épreuve gronde à plus d’un titre le nom de La Pérouse le bois le chanvre indien me sont des voies médianes qui m’incitent à devenir un poison dont le travail sera de répartir en deux groupes distincts les chamailleurs et les encanaillés entre la déveine et la remise des armes une femme est née c’est une renarde rousse sylvestre de ponants établis elle a à la Toussaint un corps fait pour le cinéma des entrailles c’est aussi une entière patentée des basses disciplines qui ne prie pas qui s’imbibe pleure va en quête tout simplement dans la nuit au dessus des colères mal orientées des marchands de sommeil la guettent accompagnés du fracas d’autres promeneurs qui n’ont aucun lien avec des chiens du même nom le fonds de l’avenir est donc dans ce passage des sens aux services dominicaux cela se fera sous le contrôle d’une sirène au chômedu qui est entrée en veille sitôt qu’elle croisa un aliéné de dix huit ans avec des voyelles dans ses yeux et ses vers en guise de lanterne et de viatique..