Au jour le jour 122


C'est d'un autre côté de moi-même que je suis un oblat qui a dressé des chiens pour qu'ils aillent au culte une fois par semaine, des chiens avec des obligations à chaque corps  jumelé à la poussière, puis à ce qu'on regroupe pareillement aux larmes et aux dames qui s'entretiennent avec leur marchandise, leur marché. De se poser entre soi, sans passer par le manège du monde, de la préméditation, ça fout les chocottes, ah oui, la préméditation parlons en. Au hasard d'une course dans les champs ,un peu largement soumis au contrat de me taire, quatre salauds montés comme des mitrailleuses sur ressorts  se jetèrent  sur moi, distraction façon de tourniquets, autant que de major , ils me déchiquetèrent,les chiens à qui j'avais donné à bouffer tout un orchestre avec ses sons, ses pianos ,ses  violons, ses archets avaient dans leur propre auscultation décidé de me faire un sort, et quel sort ,je ne sors plus de chez moi, j'élève des colonies de colibris qui ont pris la forme de mes mains, de mes yeux et d'un lasso  avec lesquels j’étranglerai  les bêtes savantes. Ceci sera pour bientôt.

Je concasse des arguments que dans le présent on dit moins vite que ceux édictés dans un petit restaurant chinois ,d’où l’on bondit vers la fenêtre pour échapper à la discipline ,je dis qu'il faut atteler les autres à de solides âges, à de grands attelages, et qu’il faut que les ânes n'arrivent  pas brisés chez les maîtres qui les auront bâtés, quand un argument simple craint que les comiques s’en saisissent ,il faut   avouer-avec sa voix  d’homme qu’on peut  annuler ,cesser  de prendre sa mère pour un garde, une gourde,   argument   qui ne demande qu'à gonfler, qu'à  avoir de belles attitudes, un plan dirigeable ,d'aller à notre sort, prenez  y davantage garde si le principal  argument avait été dans le cercle des nonces, car après un repas copieux et bien avancé ,bien arrosé, ce petit  raisonnement peut vous menez à  vieux comptes et à vos vieux contours.


Les malades sont un peu bagarreurs, craints de tous, et bien que ce soient des chercheurs en basques et boudinés, ils emportent partout avec eux de la baston, et s'il leur vient une hémorragie ,ils se garrottent aussitôt le membre meurtri et vont à la bataille de la vie en ce qu'elle est énorme en usage de demi-journées  ou de journées entières ,se prête à l’usage des combats. Qu'on en vienne aux mains ,aux injures, à toutes ces belles saisons récentes et  à leur son régime., cela leur convient. Moi rien ne me désigne plus de cette distance qui va d'un apprenti à un maître vainqueur, un saisonnier, je préfère être seul dans le sentiment, dans les bras de ces femmes qui vont fondre la chair ,se satisfaire de  mes lacunes du côté de mon âme débile, et dans le ciel qu'on peut gravir rien qu'en enfonçant les portes  des nuages, je veux aller au chemin étroit exposé au soleil ,le parcourir avec des  fois solennelles  plus  belles que toutes les filles que l’on ne plus toucher.


On participe a la vie, on y fait des exercices, on s'enivre la tête avec des bières et de vins bien moins fins , de la cloutaille dans les mains, celle des jours sans actualité, à la saison des amours qui est de tous les temps, certains vont au nord, d’autres au sud, moins vigilants parce que ce sont des progressifs de métier, sont dans le courage de cette netteté qu'a l'impression quand elle n'est pas prise avec des pincettes. Parfois nous croyons avoir gagné sur le temps nos portions et propositions d'homme, une forme périssable, nous franchissons alors des portes, passons par les fenêtres et la monnaie, là où il faut, quand il faut, de petits faits nous tiennent pour des êtres affectueux, les balivernes ne nous atteignent pas, j'ai vu tant quantité d'entre nous avec cette netteté et sûreté que j'en suis devenu malade, avec les yeux à peine entrouverts, je n'avais pas l'enthousiasme de parler, je n'en dirai pas davantage.