Au jour le jour 81

Voilà sans nul doute qu'il faille  aller devant les petits  frères ,comme des prospectifs sur le ventre de la phrase évidée, lasse de caps et d’ éditions ,voilà que nos membres pourront sans un immense effort  produire une chair qui se tient  aux deux extrémités, là où nous buvons  les imperceptibles transformations ,là aussi se dégoussent, quand ils sont embouchés le malaise de la géométrie à  queue de renard ,les angles violets ,évidemment au grand stade lunaire. Après, il n'y a plus que la moelle, la douleur avec ses plantes, le vide facial d’un qui se doit d’opter pour une femme, et qui s'avance, une désapprobation  en lui, qu’il n’a plus rien ni dans les yeux ni dans le cœur.

Se profile l'ombre élaborée par les clandestins,  ici encore je suis l’obligé, celui qui dort sous la cendre, l’endroit même de mon corps est un édifice rompu, n’est pas adapté à toutes les filles réduites qui perdent de  leur présence en la mienne, l'alibi de leur bonté ,cuivre et corps levés contre l'aurore m’est un mauvais mal, la diane reste encore  l'évidente protestation d'un précédent sans Dieu ,je manque de naturel ,et pour accéder à tous mes proches, j'ai besoin d'être bien plus bienveillant .

J'ai un pistolet à amertume, puissant en impudeur, délicat aux disciplines ,minuté comme un orchestre, disposé comme ma colère ,pour dix francs  il me fait me tirer à froid ,je m'en amuse sans le sacrifier aux  baronnets à talonnettes, je prends son parti pour cinquante balles, je laisse lui  la liberté d'action ,le pouvoir de m’abattre, de me gêner, de me mettre à la porte, sans une retouche ,sans à-coups,  parfois il est si réel ,qu'on dirait un clandestin dans sa réserve ,penché sur la foutrerie des morts ,affreux de temps de ressemblance avec mon colt, méritant mes passages .J'ai un pistolet à amertume, n'essayez pas de me  tromper, j'ai un pistolet qui ne peut rien contre vous, mais sait-on jamais ?

Ici c'est le passage des obligés, ces maréchaux sans suite qui marchent la tête pour cacher des éclats d'obus, des estradiers, des mandarins, des agités, des malaxeurs de cervelles  qui ont de la suite dans leurs considérations, et jubilent d’ un précoce civisme  qui grandit, et ne recule devant aucun spasme, et inoccupés ,bienveillants à leur immense plage déserte, voici les catégoriseurs ,machines à tordre le cou, aux continuités des montages, des montagnes ,ces forcenés du goût, qui apparaissent  la nuit, aux  éditions de l'été ,des épargnes, dés  lancés dans l'instance d’un talent qui se veut  noir ,pour  des lecteurs de  données, malades du circulaire, apparus de loin, de si loin, qu’ils ne peuvent se soustraire à nos abandons.

Les petits cailloux célestes

A la main absurdeViolente abîmée

Sont des douleurs ajustées

Auprès d’un dieu

Qui se tient à droite

Avec ses cils immenses

Qui oserait lui jeter

Le rameau le galet

L’idée la pensée

Ces jeux où président

Un autre que soi

Ma méprise n’est pas importante

Ma tête est lourde basse

Encombrée d’extrêmes insécurités

Celles de mon être

Qui aux mauvaises heures

Garde en mains

Les petits cailloux célestes qui font un bruit

De poste émetteur.