Au jour le jour 42

Cher à payer
Tous ces pleurs
Les réclames
D’un monde qui se refuse
Les paradoxes élémentaires
Cette autre
Nouée comme un cintre
Et qui n’est pas de moi
Cher à payer
La religiosité
L’immédiate sainteté
Qui va de la flamme à la fleur
Cher à payer
L’oubli et l’inconstance
Les crimes avouée
L’ombre échappée
De nos irrépressibles idées
A ne rien rejeter
Cher à payer
Que d’être debout
D’être ici bas et las
Les paumes ouverte
Sur un cœur dédaigneux…

Et pourtant l’attendue
En des frissons de roches
Laisse toute entrevoir
Le même qui se rapproche
Avec en ostensoir
L’idée et son modèle
La lourde chaine vive
Qui revient des enfers
Dans l’immense savoir
D’un cœur qui se résigne
A ne rien entrevoir
De tous les nobles signes
 Comme d’autres reposoirs
L’univers permanent
Redouble ses énigmes
Redouble ses engeances
 Courage et volonté
De l’absurde naissance
S’immoleraient du feu
De toutes les inconstances
S’ il n’y avait de dieu
Comme unique présence
L’âme et le corps distrait
De moi autre victime
Sont d’une insolation
Engendrée d’une substance

Qui ne sait dire son nom
Qu’en une autre absence
Je retourne le ciel
Plein de condescendance
Que ravivé à peine
D’une vaine consolation
Nul autre de mes pleurs
 N’est sotte désolation
Pourtant toujours pareils
A tous ces simulacres
Et mes jours et mes nuits
S’inclinent au désastre
De voir réapparaitre
Cousue d’or et d’étoiles
Cette femme adultère
Qui dans parmi les voiles
D’une aurore abolie
Par tous les stratagèmes
Du jour et de la nuit
Dans leur vaste géhenne…

Et puis il y a cette lumière basse, cette lumière au rabais ,elle imprime dans nos yeux quelque chose de mal nourri de mal préparé, on balayerai sa maison que rien n’encombrerai les chiffons sales ,c’est une petite angoisse fâcheuse qui cherche un nid à sa mesure .L’attente de la clarté c’est comme attendre le chant du rossignol , une enseigne à nos yeux l’inconfortable et doux son d’un verre qui se brise, mais rien ne vient , on reste assis  et on attend on attend des plombes, puis c’est une heure exacte qui va donner sa valeur à ce bourgogne au nom barbare…

De l’âme à la tempête
Grelots secrets sonores
Au front renouvelé
Une face à peine peinte
Tel un soleil détenu
Qui se déroule
En torsades nues
Les paroles
De la ruine au sourire
Sont dans le ciel levés
Et l’âme la plus assise
Et l’âme la plus aimée
Embrasent un univers
Aux confuses menaces
Tendre corps couronné
D’épines et de chardons
 Quel autre cœur que le tien
Pourra contenir
L’amour avec ses beaux fruits sur l’autel qui sent le souffre…

Il nous vient des amis sous des palmes de roches , hommes qui mettez du chagrin dans nos mains et à nos plus rêves que n’atteint que votre connaissance .Viennent ces vendredis malades de nos éternités où nous levons des filles et le vin à nos lèvres tardives, avec nos mensonges et nos soulographies nos banalités. Aucune femme ne s’accorde pourtant à nos improbables travaux d’approche tant faite de rires et d’interrogations. Nous pratiquons l’aumône pour d’extrêmes idées ? à cette pratique dérisoire de marcher dans les salons avec dans les mains l’eau mal écopée des chaloupes ? nous ressemblons à des marins bilieux , et pour nous endormir au jour nous n’attendons plus qu’une qui saura voir dans nos maisons des insectes d’or marcher au plafond…

En méandres de roches
L’aspic  que nul n’atteint
En ravines de poches
Dépose ses venins
Pierreries offensantes
A nos hautes poitrines
C’est de toutes nos attentes
Où plus rien ne s’avine
Qu’arrive l’adultérine
Femme choyée désireuse
D’un enfer à son goût
Où l’Afrique douteuse
S’irise d’une noire couronne

Tant à marcher vulgaire
La mort nous est venue
En vastes cimetières
Et comme convenue
Nous voici à nos rêves
A nos consternations
Comme des enfants muets
D’une autre condition..
 

Souvent j’ai touché mon fond de boue et de lie, pas le temps de remonter à la surface et comprendre que dans les profondeurs en couches indéfinies superposées, là où l’air est vicié, quelque chose de mouvant nous mènerait à nos propres exécutions si nous ne tenions tant à nos extrêmes saloperies. Croyez le ou non j’ai distingué ce qui se déployait dans cette fange aux yeux humides, les larmes
la liberté abattue, endormie sur un lit de cendre et de limon, des hommes des femmes, valets décolorés, des morts en suspension et qui vont pourtant la tête haute .Combien j’ai pu comprendre cette horreur que nous avons tous en propension de chiffres et de nombres, de paroles désolantes ,j’aimerais m’endormir avec ma frêle agilité dans un amour à peine, lu mal désiré dont je ne veux aucune pauvre preuve…

Au physique élément
Inaltéré je cède
Chaque pas me défend
Afin que ne concèdent
Ni l’homme poli qui plonge
Ses yeux dans la rocaille
Ni l’enfant assoupi
Dans l’immense travail
De grandir d’avancer
Sur la terre qui tremble
Qui vide ses greniers
Ses caves toutes ensemble
Pour laisser entrevoir
Au milieu de leurs plis
L’éternité de l’homme
Et celle de l’enfant
Confondues en accord
Dans chaque mouvement
Du jour et de la nuit
Que tous deux aguerris
Guettent comme un corps tendu
Vers toutes les pierreries…

Au ponant établi où je vous écoutais
Battements de paupières et pouls accéléré
J’entendais une enfance remonter à sa source
Où respirent un oiseau dans sa force et sa course

J’entendais vive voix  modelée comme une glaise
De votre appartement s’écouler tant de dièses
Que j’aurais pu alors dans le même moment
M’endormir ou lever un chant de partisan

Cette bouche ces cheveux ce front barré d’épis
Châtains évaporés en profondeurs saisis
J’ai aimé les toucher j’ai aimé retenir
Ce ton tant disposé auxquels tous mes désirs

S’adjoignaient un désordre de chair de sentiment
Quand en couche de lit comme en un firmament
Je voyais les étoiles disposées en grelots
Pour recevoir le monde dans le plus vaste écho.

Je interroge parfois sur mes habitudes à vouloir mettre mon corps un peu  partout, et qu'il ne doive aucun chant .Jusqu'à l'indigestion de respirer, mes prérogatives sont un  besoin, quelque chose de mal assuré,  de malsain, qui a la particularité de se signaler par de faux mouvements. Entre l'acrimonie du sort et celle du jeu, une douleur comme celle d’une  mère qui  crache son enfant m’est venue. Aura t-on donc jamais fini de savoir ce que veut le corps et si ça est important, avec ses pas d’ homme  nécessaire, que la médecine  du cœur, la sensation impérieuse de boire et de manger n’ont pas vomi. Moi je voudrais dire hautement que mon corps m’ est utile mais jusqu'à quel point je ne le sais pas.


Assurée de sa subsistance, cette femme de peu de nourriture et de peu d'entretien s'assure de sa tranquillité après avoir abattu toutes les ombres grossières .Présente à une sans effet par mes yeux pers, je lui valus  des prières et des lendemains imprécis dans l'habileté d'une vie sans conséquence nocturne, dans l'assemblage des travaux, de la constance, de la mesure avec des membres destinés à l'industrie traînante elle a une voix domestique. Comme je suis de ceux qui la rendent gaie, elle se voudrait dans l'épaisseur des  hommes  qui la  distraient tant à lui envoyer le signal que notre indécence est en éveil. Je dis qu'à cette date  je suis né léger que je peux appartenir à une autre, ainsi vont les logarithmes.


La mémoire n'est qu'un doute captif que nous entretenons pour des bilans interminables. Eliminés de l'intérieur à nos vieilleries et ses fantômes ,aux nombres éclatants nous avons cette façon d'ajouter tous les objets de nos anciens désirs, leur  adjoignant la croissante épaisseur d'un cœur jauni de  aux souverainetés du vide . Ma mémoire n'aura pas d’entrejambe, est-il raisonnable  dans la pensée de la juger indigne d'arriver à ses lèvres. Moi seul a gardé par devant elle cette fatigue agrandie , lui  dictant de rester là où elle se trouve, dans des détachements, là où les filles avant que je les eusse voulues nues  se rengorgeaient  d’esclavage et de reptation.


Les instances de cette femme sont présentes  dans la hauteur et la plénitude, je  réponds que dessécher l'intelligence nous rend irritants, irritables, et bien qu’ aggravé par ses  nuances, ce corps aux propriétés de conduites savantes, je ne veux ni ,n’ai voulu m’imposer  dans sa vie. De ma raison  vaste à trop l’ avoir voulue dans la netteté, avec ce sentiment vivace de vivre, je me suis mis dans de fausses prédictions, son triomphe s’est avéré trop vivement. Restent les portions congrues de mon ignorance ,de mon inconstance ,à cela je rajoute que j'ai la certitude calme et finale que rien de bien élevé ne sera  essentiel, sinon la garder dans ces distances qui se  démènent..
 

En  instance de moi ,rien ne me distingue de cet ancêtre mort d’une décharge de chevrotine, des échanges jaunes et qui ne prime rien, ne  peut déposer là si on l’a fragmenté ses instances comme les en le diffusant dans l'éclat glacial de cette reprise dans le temps. De ses caveaux, une femme autrement exécutive  a coloré sa résistance, son agilité de pendre le délire évident est de sa grandeur  à mettre ses yeux, ses formes, dans le corps alterné qui lui rend ses horizons. Avec le conseil de n’être pas prise  contre la mort, elle formule dans la parité de leur gangue des essais  perdus. Je dirai que le temps manque à ses effarements et que nous avancerons pour le débat du devant de la scène.


Après le plan du temps vient la voie qui nous rapproche de l'acte, m'étant composé de honte avec une âme liturgique et paralysée, il est plus difficile de mourir  chaque jour en songeant que le moindre effort est une suite d'articulations  distinctes qui mesurent notre vie .A quelques ans de là ne se créent plus des enfants dans l'attente d'une percée d'un choc ,de l'imposition inutile de ce mauvais pont qui peut les adresser au canton où nul ne les connaît. Combien ici nous visons à nos semblable, à celles qui éclatent comme des grenades, et bien que cela me fait étranger de le mettre sur une portée musicale ,je vous avoue ce qu'il nous reste à nous grandir et approuvé sur cette ligne la qui va de l’assouplissement à des soubassements.


Cœur grouillant et tremblant tu veux un pas de danse et de gloire obscurcie  devant des yeux, et dans cette terre inavouée nous tombons comme des grèbes avec un pied solide, des incendiaires, héritières comprenant alors  ce qui va nous apaiser via notre séjour  parmi les mariniers. Dans la somptueuse naissance d'une mère qui vomit son enfant, la seule  fantaisie est une défaillance. J’ai  notamment tenu des ans au montant de mes sommes dans la nuit comme une  qui va dans de l'eau qui la révélera, de la céder à un seul ,restera dans l'affaire ,cette vague  alliance que qu'à chaque individu  qui ne veut pas se  précipiter dans son avenir..


Lorsque l’ herbe blanchit aux de commandements du gel , le barrage des centrales aux personnes offertes vont vers la femme et sa montagne ,mes chansons sont un absent plaisir d’automne jusqu'au ciel dépassé par  de nombreux nuages et de  multitudes mortes. Dans l'attention, toujours à l'œil, j’ai  une vaste et indicible folie ,moucheron des salons désuets . Le mois, les états des jours que je maudissais  sont des  voisins sur leur lit de mort, et insatisfaits ils  ont déposé des œufs, de la physique, des exhalaisons sur mon palier, et perdre  contre ce monde, ce serait exaspérant de dire qu'il n’ est  de vrai proverbe que dans   la trempe sévère et muette.

La pluie me tient serré contre une femme aux mains de confluent, gestes doux d’un samedi ,quand le sang n’est plus à la lèpre du sentiment, et ce qui ferme les yeux c’est la lourde chape d’un ciel pour des guirlandes violettes et bleues .Ici les minutes sont des horizons à ma vue renaissant, nos pas rallongent des durées que nul n’atteindra, ma jeunesse se dandine dans un âge qui n’est plus le mien qui n’est pas une réclusion, la saison sera un exquis sommeil où dormir me parviendra du crâne aux omoplates sans passer par l’arrogance. Je saurais m’assagir pour mieux la voir manger le monde avec ses insolences , roussi comme un vieux sac de blé ,elle sait qu’elle organise ma pensée afin que lui parviennent des mots qui ne sont pas de l’élégante fatigue des autres.


L’oubli soucieux des signes qui se dérobent à lui, tu sais le contenir, il est issu d’une nuit froide quand les chiens ont heurté la pierre, c’est d’une jeunesse en loques qu’il te parvient  ,d’un séjour harassant parmi des hommes de mauvais port, il est majestueux, visionnaire, il t’a soumis à ses détentions ,à tes propres défaillances. l chuchote à ton oreille de ne pas être dans les retardements, de mettre des miettes sur la table, sur le feutre du salon ,il te mesure, il t’écrête, il te mange avec la vigueur d’un Saturne dévorant sa lignée. L’oubli est un frondeur qui balbutie du bruissement, celui des lares qui ont ensablé ton foyer, il est sur toutes les feuilles amassées ,confuses de mots mal entretenus, il est ton masque, ton orgueil, il va prendre ton goût, celui de ton vin et de ton pain, celui des tes journées d’absente. L’oubli, c’est d’attendre que la nuit ne soit plus reconnaissable à ses belles attitudes, cela tu le sais, cela tu l’oublies.
 

Je me suis embarrassé d’une aube d’automne, rien ne bougeait sur le parvis des églises, mes pesants héritages, les voici à tes yeux, mes radeaux, mes méduses, mes chemins d’orties et d’ivresses tu les retrouves ici en mauvaises matières. La lumière est une enfant malade dans l’enceinte d’un improbable Dieu, où le combat de l’ange et du démon valent des paternités sans nom. Ainsi se joue sur les grèves du fleuve, la demande et la grâce, la houle blanche avec ses mythes de charbon et d’anthracite, là l’immobile absence circule avec ses lois. Sourd aussi ce matin avec ses bourrasques, ses pluies, le lent parcours des processions du sens. J’ouvre en moi le veilleur avec ses bourgades, ses bourgeons qui ira brailler dans les publiques criées ,pour qu’en ton corps entretenu n’y entre personne, pas de ces imposteurs qui s’harassent de fausses beautés, et qui rient de ma tignasse. Maintenant j’enjambe la montagne, je vais affronter un tyran avec des armoiries qui me rappellent une langue ancienne dont je n’ai rien oublié…


L'air qu'on étreint changé en sauterelles et sautoirs pendulaires il nous revient, il nous fait pâlir avec son lourd museau de sanglier, d'aveugle qui marche dans la neige, il s'est étendu là sous nos attelages, près des sabots de nos chevaux cagneux ,avec son taux de suie de souffre, il palpite il jaillit de sa fragile humeur, il est d'un bout à l'autre de notre corps, il suscite des mariages des enterrements, des désolations avec ses orchestres surannés,  des combats nuptiaux, il va à la douleur du lit, et du lit à la douleur, à la flamme à l'acier, à la trempe, il est mince a la traîne, c'est un adulte en cothurnes pour des messes basses, il est à la fenêtre sous les sinueux retraits du jour, il veut tenir il veut s'abstenir aussi de nous livrer ses déveines, il est coupant coupable, il se perd dans les embrouilles salines ,les savoirs de la veille et de l'avent, cet air qui nous dévore et nous bouffe jusqu'aux entrailles, je le noue aux tiges de nos anciennes antiennes, j'y mets une bannière je le plante dans mon potager .Demain c'est le vent qui dansera avec lui.

À la gloire à l'exil à l'orgueil naissant

tu as donné tes veilles sur le palier des ans


la feuille s’est flétrie saluant l’âme vive


du verger établit sur de nouvelles rives


tu n'as plus devant toi tous ces astres précaires


où allait ton regard  dans la douce lumière


la sève s’est emmêlée aux plus sales souillures


et ton corps tout entier se couvre de blessures


élève qui n'a de jour qu’en maître  finissant


chacun apprend sa course contre le cours du temps


et chacun fauve d'or fourni  de médaillons


croit tenir en son sein une nichée de bourdons


mais le déplacement attendu par les hommes

reste sans ornement ils s'engagent  sans borne

là où au soir d’honneur personne n’a régenté


qu'il sera  un seigneur  ou bien un portefaix..