Aphorismes

Aphorismes 185

Dans mes couchers tardifs, après les libations, plein des anciennes proximités, il me semble que mon cerveau tout entier est sous la responsabilité d’un être malade de ses profondeurs.

Jetés dans l’existence, les hommes n’ont pas suffisamment de poids pour y ancrer autre chose que leurs erreurs crépusculaires.

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Aphorismes 184

C’est la douleur et elle seule qui comme une commise d’office ,suit de si près notre existence, qu’on dirait une seconde nature qui aurait conspiré pour notre condamnation.

Quand altéré par cette grise étendue où j’ai posé mon corps, dans l’espace gras, acide du commentaire, et du sombre exercice d’y répondre, j’ai l’indécente idée qu’il vaut mieux ne pas s’y agiter, puis je bois jusqu’à l’ivresse la plus insensée et je pleure.

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Aphorismes 183

Curieusement, être, me ramène toujours à moi.

L’espace si je savais en parler je le mettrais à égale distance de la vie et de la mort, la vie parce que c’est une prescription, la mort parce qu’elle l’est tout autant.

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Aphorismes 182

J’ai gagné en neutralité ce que j’ai perdu en fureur, et seul l’ultime peut encore me faire divaguer, comme un débile pris sous les feux croisés de tous les regards et de la science.

Toutes les hauteurs sont vides de ces éternités où Dieu ne sait pas mourir.

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Aphorismes 181

Occupé à vivre dans l’entêtement d’une rhétorique de la vulgarité, j’ai préféré les bistros aux églises, et les filles équivoques à celles qui communiaient, transpercées par nos vulgarités.

Mes agitations, simultanément à mes propos, me semblent parfois considérées comme les soubresauts d’une matière singulière déplacée dans l’espace par une puissance sans nom, déçue de ne pouvoir s’endormir parmi les astres.

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