Aphorismes 127

Tous ceux là qui m’environnent, incontinents dès leur premier jour, combien je cracherai sur eux s’ils venaient à m’aborder.
La ténèbre est le plus bel ouvrage de la nature, Dieu ne fasse qu'ils ne sont destitue jamais.


Superstitieux le matin, dans des certitudes le soir, voilà l'homme avec ses sottes  évidences et sans obstacle.


Admettons que la raison se raisonnable, et la  foi dans notre foyer, à quoi à s'appliquer de malhonnête qui vaille la peinequ’on s’y exerce pour de hauts  bienfaits ?


Se soumettre durcit nos affables caractères, résister tout autant.


Principes d’impuissance, la vérité et la conformité.


J’aime que mes sentiments soient discursifs et vagues, et qu’ils ne passent que par le plus bas de mes organes.


Principes et règles comme autant de mains courantes écrites sur le registre des vies qu’on ne peut que se procurer.


Le cœur n’est sensible que lorsqu’il déraisonne, lorsqu’il ne le fait pas, il se durcit sous le joug du charlatanisme de l’amour sélectif.


Je dispute au faible sa force à m’examiner, et au fort son incuriosité à mon égard.


Rien n'est plus déterminé que l'homme sincère et délicat, j'y vois l'usurpation d'une nature qui se cache de ses sombres ajustements.


Il faut parler non pour dire des opinions, il faut parler pour ne rien juger, et dans l'incertitude des vérités qui n'ont pas accédé à la lumière.


Qu'on ne me donne plus d'explications sur l'homme, j’en ai  suffisamment pour ne plus vouloir rencontrer.


L’ennui littéral est clair, s’il ne l’est pas c’est un temps prédit et réduit où l’éternelle loi du silence est sous le sceau d’une misère spirituelle.


Ce que j’énonce clairement est toujours dans la claire temporalité de ma présence, de ma lucidité à croire que l’homme a du sens, et au-dedans.


Est réel ce qui a une éternité de vide, éternité sur laquelle rien ni personne ne s’arrêtera.


Qu'a telle de saint cette face qui a les yeux fermés, les lèvres closes et parle une langue si ancienne qu'elle ne va plus qu'aux morts ?


Dieu s'est jeté dans le corps même  de nos substances les plus salubres et s'en repaît jusqu'à dégueuler.


Il n'y a rien que je ne sache démontrer clairement, je me tais, et mon silence vaut le glas qui résonne dans l'infinicomme un appel à la miséricorde.


Le langage est de consacrer l'autre qui lui-même ne veut pas nous consacrer.


Nulle religion n'est haïssable si elle ne nous divertit pas.


Trop plein de tout ce qui nous anime pour aller jusqu'à Dieu, nous attendons qu'il rentre en nous pour y puiser ce qui n'a pas été.


Tout ce qui est nécessaire et toujours en dehors de nous, nous recherchons dans l'infini des choses cette lumière qui nous embarrassera ,mais proprement.


La sagesse est cet arrêt d'un tiers qui nous prend dans son filet pour se divertir de nos jugements désaccordés.


Reposez vous du temps de la vie, après il y aura tant appels auxquels vous ne pourrez répondre car vous serez sourd et dans la cécité.


Je veux faire figure d'homme mais proprement, mes saletés finiront en psaumes et en prières, je le dois à cet esprit qui ne s'est accordé à aucune connaissance.


J'ai vu trop d'hommes assurés de l'être, j'en ai pleuré et vomi, combien j'aurais aimé les convaincre de ne rien exagérer.


Le bonheur, nous sommes toujours séparés de lui, par-là ou le corps entre dans la fantaisie et la parole.


La science partagée possède à la fois des explications qui nous forcent autant à l'aimer qu'à la haïr.


Un homme n'est qu'une inquiétude qui est soit dans la félicité soit dans l'intolérance.


Tout ce qui est affligeant nous enseigne combien il faut le partager sans lui appartenir.


Les plaisirs immédiats sont de notre condition de miséreux, ainsi que de celles à venir quand nous serons dans l'attente d'un autre dogme, d'une autre civilisation.


Etre prête aux troubles soumissions du taire ou de la parole.


Montrez-moi de remarquables exemples et  je serais exemplaire.


L’homme est conditionné par sa nature fragmentée, si il n'en avait qu'une nous serions moins nombreux, et dans l'admirable cécité de ceux qui survivent.


Vénérable opacité de ceux qui ne prônent rien que leur part de faiblesse et de ténèbres.


Nous avons tué la spiritualité en élevant des cathédrales, dans le divertissement de ceux qui veulent atteindre le ciel sans passer par  l'offrande ou la prière.


Être est assurément hors de nous.


L'ordre est un chaos divertissant auquel nous avons donné le nom de nature, de l'esprit et du libre arbitre.


Nous mourrons d'une sagesse qui n'aura pas trouvé sa place dans nos entrailles, là où le présent s'est éternisé, pour nous donner à penser que la vie est une curiosité proprement insane.


Toutes les civilisations se sont endormies dans les dogmes et les mesures accordées à l'illusion,avant  d'en faire une intelligence qui n'aurait cherché qu'à évoluer.


Est impressionnant tout ce qui  est sincèrement douteux Dieu quoi. !


Heureux, l'homme est impénétrable, malheureux, il  l'est tout autant.


La grâce s’accorde à la vérité, marque d'une grandeur qui monte comme un appel à la connaissance de tout et de tous, sans que nous ayons àl'entretenir dans la commodité d'un corps qui se démarque de tous nos maux particuliers.


J'aime que le langage se  soumette au silence pour ne le  soumettre qu'aux  grandes occasions, les ténèbres et la mort.


Mes créances sont de l'ordre d'une déclaration mesurée, que je ne dois qu’à ceux qui n'ont pas partagé une part de ma raison.


Le cœur aime autant tout ce qui haïssable, que ce qui est dans la déchéance, gardons le tel quel, il est cet organe perfectible qui s'accoutume de tout et de tous sans que nous y mettions de la distance.


L’imagination je la vois comme une grande arithmétique, sans abscisse et sans ordonnée, avec des écritures secrètes aussi ennuyeuses qu'un maître d'école sur une estrade, et qui trace au tableau le propre de ses natures corrompues.


La science est correcte, soit, je lui préfère le hasard des admirables découvertes que fait l'homme dans l'ivresse de ses voluptueux devenirs.


Je pense à l'insignifiance de la vie, c'est une saine occupation, après je m'ennuie ou je vomis.