Journal 1984

Descente  vers cet étranger qui pour ne pas pleurer, pour ne pas tourner à l’aigre, s’irise aux noirs desseins de ne plus l’amour, hors de moi, fâcheux, fâché, toujours en guerre intérieure, et ceci depuis ma naissance, vers où me mènent mes  sinon dans  enfant conçu dans le désamour qu’on supplicie et qui ne larmoie pas.

Complètement à vide pour des bacchanales à rebours, pour des bandaisons outrancières, pour l’abscons et le revers,  je regarde des lucioles qui se sont égarées dans le jour et qui mettent à profit  qu’il leur reste de luisance, pour apprécier la clarté. Après, après tout vient doucement.


Biscottos, haricots, je me mouillerai plus dans les bistrots. Cela ne change en rien mes tâtonnements, mes éclatement, mes creux remplis de sel laiteux, celui de mes origines, de cette nauséeuse  idée du naître et de ne pas être en...

Jadis, j’ai été  curieux, j’ai ri, j’ai été heureux, mes tripes n’y étaient pour rien, rien ne mettait arracher, je dormais, je somnolais aussi, me gondolant comme après avoir dégusté le plus poignant des vins, comment comme ayant saisi la plus belle vérité.


Sexe, tu cours des après-midi vertigineux, ceux où j’aimais me planter, inquiet devant cette même qui jouait  du texte, disait la beauté du soutien-gorge, celle de la fermeture, les pressions sur le bouton, sexe, qui peut et doit comme  qu’aux enchères être élevé, qui s’est enraidi aux goûts subtils de jouir, sexe jouissant qui ne se  privait de rien bien avant les glissades et les langues entremêlées.

Et je la regardais, en regardant mes croûtes, ses longs dessins finissant sur des feuillets humides, comme toute la lumière bue, que reste-t-il pour l’atteindre sinon cette ombre sur ma mémoire et qui se déplie comme la toile d’une tente qui s’effiloche.En dehors de cette eau, que pourrait-elle lécher, que pourrait-elle la per, dans ces baissières que nos corps repliés dessinent comme  des soubassements, il y aura bien assez de limpidité pour la oindre et la déifier une nouvelle fois.


Il s’étranglera par la parole, elle lui bouffera la langue, les mots sont son ignoble panoplie, il ne recule devant aucune esbroufe pour se faire mousser, ou monétiser ses lieux communs, il garde la tête froide dans   de ce qui s’accroît en lui d’abject, comme ceux qui s’engrossent de poncifs, il faudra bien un jour que je le harangue dans le populo des trahisons.